Affichage des articles triés par pertinence pour la requête lecture. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête lecture. Trier par date Afficher tous les articles

dimanche 11 août 2013

Lecture de vacances - Chula Vista



1106e jour - Lecture de Tom Waits, une biographie de Barney Hoskyns, Rivages Rouge…
Tom Waits, cité par l’auteur :
“On faisait du skate sur la pente d'une colline appelée Robert Avenue, racontait Waits. Y avait ce super virage, où l'on prenait énormément d’élan, devant chez notre voisin, 
M. Sticha. Il habitait là, dans la beauté de ce virage où la vitesse culminait, dans ce magnifique marécage cimenté, on passait juste devant sa maison, aussi près que possible de son perron.”

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci.

mercredi 13 avril 2011

Lecture - Journal de Brian Eno

302e jour - New York.
Lecture du Journal de Brian Eno…



Marché longuement ce matin – descendu la 7e Avenue jusqu’à la 42e Rue. L’air était si nostalgique – frais mais clair, remontant Manhattan et venu tout droit de l’Atlantique, après avoir traversé la mer des Sargasses, chargé de toutes ces traces résiduelles de vague odeur de poisson, de muffins à la cannelle, d'urine de métro, de parfums de femmes, de bacon, de café, d'encre d'imprimerie.

Journal, Une année aux appendices gonflés, Brian Eno, Le Serpent à Plumes.

vendredi 19 décembre 2014

Lecture - Saint-Ghislain



1471e jour - Lecture : My Google Search History d’Albertine Meunier.
My Google Search History est un drôle de livre, un recueil de l’ensemble des requêtes effectuées dans Google par l’auteur entre le 6 novembre 2006 et le 7 janvier 2011. Ça donne quelque chose comme :
October 30, 2010 . chaise starck . mais ogm . théière bodum . ensci, Rue Saint-Sabin, 75011 Paris -> 13 rue Pétion, 75011 Paris . Rue Saint-Sabin, 75011 Paris -> 13, rue Pétion, 75011 Paris . duralex verre . pyrex verre . pyrex . verre à café pyrex . zaha hadid spectacle . zaha hadid . Zaha Hadid salle . incertitude espace temps . “de la fnac à la fiac” . hors serie le mond levi strauss . cash machine . machine à changer argent . machine à change poste . distributeur buble gum . fontaine argent wikipédia…
Dans l’énumération du premier jour, de la première page, entre “awox” et “www.google.com/datacenter”, se sont glissées des coordonnées géographiques : “50°28’21.85"N 3°52’2.97”E”.
Évidemment, je me suis demandé à quel point du globe correspondaient ces coordonnées. Et voilà comment je me suis retrouvé rue de Ghlin à Saint-Ghislain, banlieue de Mons, Belgique, devant un alignement de Google Cars aux mâts repliés. Je crois que je vais envoyer un mail à Albertine Meunier pour savoir si elle se souvient de la raison d’une pareille recherche. Et si elle s’est elle-même, ce jour-là, trouvée devant les mêmes paysages que moi aujourd’hui.

My Google Search History, Albertine Meunier, éditions l’air de rien, 2011

///////
 Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

samedi 5 mars 2011

Lecture - Just Kids de Patti Smith (2)

263e jour - Lecture…


Le Chelsea était comme une maison de poupées dans les limbes, avec cent chambres qui toutes constituaient un petit univers. J’arpentais les couloirs en quête de ses esprits, morts ou vivants. Je m’adonnais à des espiègleries bon enfant, comme de pousser légèrement une porte entrouverte afin d’apercevoir le piano à queue de Virgil Thompson, ou de rôder devant la plaque d’Arthur C.Clarke dans l’espoir de le voir émerger tout à coup.

Une semaine ou deux plus tard, j’ai fait un saut au El Quixote en quête de Harry et Peggy. C’était un bar-restaurant adjacent à l’hôtel, relié au vestibule par une porte spéciale, ce qui nous donnait l’impression que c’était notre bar.
[…]
À la table à ma gauche, Janis Joplin papotait avec son groupe. À l’extrême droite, Grace Slick et le Jefferson Airplane, avec des membres de Country Joe and the Fish. À la dernière table face à la porte, Jimi Hendrix mangeait, tête baissée, chapeau sur la tête, en face d’une blonde.



Cette nuit-là, j’étais trop excitée pour m’endormir : des possibilités infinies semblaient tournoyer au-dessus de ma tête. J’ai fixé le plafond de plâtre, comme lorsque j’étais enfant. Il m’a semblé que des motifs vibratiles qui s’entrecroisaient au-dessus de moi trouvaient lentement leur place.
Le mandala de ma vie.


Just Kids de Patti Smith, Éditions Denoël

Un premier extrait du livre est ici.

jeudi 28 mars 2013

Dans une ville fantôme de la crise espagnole - El Quiñon

987e jour - Lecture de Projet El Pocero d’Anthony Poiraudeau, éditions Inculte (un énorme plaisir de lecture) :
Il faut marcher à peu près trois quarts d'heure pour atteindre El Quiñon par la route droite au milieu des champs. Dans le paysage très ouvert que je traverse, sans aucun abri, je réalise la puissance du vent qui soufflera sans discontinuer toute la journée. Alors que je monte la pente du pont, des toits de hauts immeubles bruns et allongés commencent à se laisser voir au bord du ciel. Progressivement, El Quiñon sort de terre et m'apparaît. Je le vois pour la première fois en sachant qu'il ne quittera pas mon champ de vision tant que je ne l'aurai pas rejoint, puis arpenté, et enfin quitté, plusieurs heures plus tard.






El Quiñon devait être une ville sortie de nulle part. Imposante. 40 000 habitants – la population de Chartres ou Angoulême.
El Quiñon devait être un joyau d'empire, celui de Francisco Hernando (El Pocero), un exemple d'ascension sociale : né dans un bidonville, égouttier à l'âge où d'autres vont au lycée avant de devenir un des entrepreneurs les plus riches d'Espagne.
El Quiñon devait être un symbole à l'heure du miracle économique espagnol.
El Quiñon, ville nouvelle, projet tendu vers le futur, est aujourd'hui quasiment déserte.

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci.

dimanche 18 août 2013

Lecture de vacances - Los Angeles

1113e jour - Lecture de La tête hors de l’eau de Dan Fante, 13e Note éditions.
Extrait :
À la fin du troisième jour, le dernier de notre formation avant notre test écrit, on s'est retrouvés après le boulot dans un des snacks du Lincoln Boulevard, Norm's Coffee Shop, pour étudier et mémoriser les “Sept Clefs de la Vente” dans le bouquin de Charles Roth, Les Secrets de la réussite commerciale, comme on était tenus de le faire. Jimmi a bu trois Pepsi pendant que je sirotais un café. Tout ce qu'elle disait était complètement spontané, franc et direct.
Quand on a eu fini, elle m'a proposé de me raccompagner dans sa Coccinelle décapotable, puis elle a payé pour nous tandis que le caissier reluquait son cul parfait et essayait d'engager la conversation avec elle en lui demandant s'il ne l'avait pas vue à la télé.

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci.

lundi 20 mars 2017

Lecture (suite) - Hibbing

1921e jour - Lecture toujours, en Livre de Poche, de Bob Dylan, une biographie de François Bon, cette fois-ci page 29 :
Alors nous voilà à notre tour à Hibbing sur ses traces maigres, et quand bien même on est le dix millième à entrer au Zimmy’s, on regarde les photographies au mur avant de s’enquérir de ce qu’on y mange : et le gros patron moustachu du Zimmy’s vous apostrophe devant le cornet de carton trop grand du café trop léger mais à goût de 
brûlé, dans une prononciation qu’on comprend mal : Looking for Bob, isn’t it : where’re you from ?…


Quand la Google Car est passée – la dernière fois, c’était en juillet 2012 –, le Zimmy’s existait encore. Mais rien n’est éternel en ce bas monde, il a depuis fermé – c’était en mars 2014. À en croire un article du Duluth News Tribune, l’établissement venait de perdre, deux mois plus tôt, coup fatal, l’équivalent de se Licence IV.
Les propriétaires, à l’époque, espéraient réouvrir bientôt. Mais si la page Facebook du restaurant continue d’être occasionnellement alimentée, les portes de l’établissement, elles, restent closes (j’aimerais savoir, personnellement, si affiches, photos et pochettes continuent, maintenant poussiéreuses, de garnir les murs ou si elles ont déjà été à tout jamais dispersées).



/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

vendredi 14 janvier 2011

Lecture - Une phrase de Jonathan Safran Foer

213e jour - Lecture…



KFC
Désignant autrefois le Kentucky Fried Chicken, mais ne signifiant plus rien aujourd’hui, le KFC est sans doute la compagnie qui a augmenté plus que toute autre la somme totale des souffrances dans le monde. KFC achète près d’un milliard de poulets chaque année – si vous entassiez ensemble tous ces poulets, ils couvriraient Manhattan de l’Hudson à l’East River et déborderaient des derniers étages des gratte-ciel –, de sorte que ses pratiques ont, par ricochet, des conséquences dans tous les secteurs de l’industrie de la volaille. 
Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer, Éditions de l’Olivier



Les images ci-dessus ont été prises à :
Detroit  /  Philadelphie
Detroit  /  San Francisco

vendredi 17 mars 2017

Lecture - Hibbing


1920e jour - Lecture en Livre de Poche (trouvé à la Maison de la presse) de Bob Dylan, une biographie de François Bon, page 28 :
Dès 1951 on s’installe dans une maison à soi, une maison avec étage, au 2425 de la Septième Avenue : la maison que photographient maintenant ceux qui viennent à Hibbing, et la fenêtre de ce qui fut la chambre d’enfant de Bob Dylan est exposée à la bibliothèque municipale – on n’en fera jamais assez pour le héros. Regardez ce qu’il voyait, vous saurez ce qu’étaient ses rêves ? Que ce serait beau, si chacun ici-bas avait droit qu’on lui garde ainsi sa fenêtre d’enfance, et tout ce qui vous a traversé la tête, là, immobile, contemplant la pluie, le soleil ou la neige (à Hibbing, si souvent la neige).

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

mardi 5 avril 2011

Lecture - Circulations de Matthias Zschokke

294e jour - Berlin. Un peu de lecture…



Puis continuez sur la Friedrichstrasse. ne cherchez pas à découvrir pourquoi elle est célèbre. faites-y un peu les cent pas comme s’il y avait quelque chose à voir. Entrez dans les différents immeubles avec cour intérieure, et surtout dans le Quartier 206 avec son Departementstore au premier étage, où l’on trouve des choses choisies et d’autres surprenantes. 



Entrez aussi dans les Autohäuser, les garages Audi, VW, Bugatti, Rolls-Royce. Les Berlinois le font volontiers, surtout le dimanche après-midi. Ils vont s’asseoir dans les voitures et se prennent en photo mutuellement.

Après ça, allez jeter un coup d’œil au Grandhotel en face. C’est le dernier hôtel modèle qui a été construit sous le gouvernement de la RDA. On a fait venir tout exprès des architectes italiens et l’on a importé du marbre et d’autres matériaux nobles de l’ouest. Mais comme on était à court d’argent, les étages sont un peu trop bas de plafond, les fenêtres, un peu trop petites, et toutes les dimensions, un peu trop ramassées. Maintenant, il est là, moqué et mal-aimé, et pourtant il est imprégné d’un désir de luxe si ardent qu’on voudrait le prendre dans ses bras.



Circulations, Matthias Zschokke, Zoe éditions

mardi 16 août 2016

Lecture de l’été - Denver

1770e jour - Lecture de l’été : Un truc très beau qui contient tout de Neal Cassady. Page 345, il est écrit :
Denver, durant le magnifique printemps 1940, était un endroit plutôt joyeux pour moi. Je vivais chez la famille d’un certain Bill Mackley avec qui, des années plus tôt, j’avais vendu des journaux dans une sorte de concurrence amicale, chacun à son coin de rue. Avant on avait vécu avec son beauf, son unique sœur et leurs deux enfants dans une minuscule cahute en plein cœur de la ville, plantée au 53 Columbine Street.
Je me rends sur les lieux histoire de voir à quoi ils ressemblent aujourd’hui, ou alors est-ce parce que j’espère la présence visible de fantômes…




/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

vendredi 12 juillet 2013

Lecture estivale - New York






1093e jour - Lecture d’En crachant du haut des buildings de Dan Fante
(13e Note éditions) :
J'ai passé l'essentiel du week-end à picoler, principalement parce que je m'emmerdais. Des fois, quand je suis bourré, j'aime bien me balader, surtout dans une ville inconnue. Le samedi je suis allé au nord de la ville, le long de Riverside Drive, à côté de l’Hudson complètement gelé. Je suis remonté jusqu’au tombeau du général Grant, puis redescendu par Broadway Avenue. Je me suis offert un pack de petites bouteilles de Triple Jack que j'ai bues sans les sortir de leur petit sac en kraft, et j'ai fait quelques arrêts chez les marchands de journaux et les libraires d'occasion, trois bouquins de poche pour un dollar, avant de reprendre ma balade, hôtel Ansonia, 72e Rue, Lincoln Center…

///////
 Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci.

lundi 28 mars 2011

Lecture - Terminal frigo de Jean Rolin

286e jour - Saint-Nazaire. Lecture…



En sa qualité d’ingénieur, Sunny Paul dispose d’une chambre individuelle portant le numéro 223, dont la fenêtre donne sur une rangée de platanes et au-delà sur un bar, le Trou du Fût, qui a la particularité de rester parfois ouvert toute la nuit.



Sa chambre de la résidence Cap-Affaires est équipée d’un lit, d’une table et de deux ou trois chaises, d’un ordinateur personnel et d’un téléviseur de petit format sur lequel il regarde de temps à autre CNN, les émissions sportives en particulier. On y remarque également un dictionnaire anglais-français, une Bible offerte par des Mormons, une canne à pêche de mauvaise qualité, presque un jouet, avec laquelle il s’est livré à plusieurs tentatives infructueuses dans le bassin de l’avant-port ou au bout de la jetée du Vieux-Môle.



On y remarque surtout une photographie de ses parents, en visite aux États-Unis, posant avec leur petit-fils devant les tours jumelles de Manhattan quelques semaines avant leur disparition. Si l’on s’introduisait dans cette chambre en l’absence de Sunny Paul, rien ne permettrait d’identifier son occupant comme indien, sinon peut-être de vagues odeurs de tambouille et le visage des parents sur la photographie new-yorkaise.


Terminal Frigo de Jean Rolin, POL éditions

lundi 13 février 2012

Lecture de voyage - Seoul


595e jour - Lecture…
Il y a des moments où l'on ne sait plus trop pourquoi on est là, comment on s'y est pris, à quel moment on a décidé d'emprunter ce chemin plutôt que cet autre ; des moments où l'on se demande si on est toujours bien soi-même, et depuis quand, comment et pourquoi on se trouve ici. Non qu'on se sente vraiment perdu, il ne faut rien exagérer. Mais quelque chose nous file entre les doigts, qu'il n'est plus temps de rattraper…

Le livre s'appelle En descendant les fleuves, carnets de l’Extrême-Orient russe. Il est signé Éric Faye et Christian Garcin.
Et même si l'extrait ci-dessus se rapporte à la descente du fleuve Lena de Iakoutsk jusqu'à l'Arctique, il dit des “égarements” que j'ai bien souvent, dans mon voyage virtuel, l'impression de ressentir.
L'image en tête de post a été prise au bout de Yeongjong Island, pas très loin de l'aéroport international d’Incheon.

En descendant les fleuves, carnets de l’Extrême-Orient russe, Éric Faye et Christian Garcin, Éditions Stock.

///////
 Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci.

mardi 7 décembre 2010

Lecture - 1974 de David Peace

182e jour - Lecture…



Oldman but une gorgée d’eau.
– Aux environs de seize heures, hier après-midi, 12 décembre, Clare Kemplay a disparu sur le chemin de son domicile, après avoir quitté l’école élémentaire et maternelle de Morley Grange, à Morley. Clare est sortie de l’école, en compagnie de deux camarades, à quinze heures quarante-cinq. Au carrefour de Rooms Lane et de Victoria Road, Clare a dit au revoir à ses amies et on l’a vue pour la dernière fois, aux environs de seize heures, dans Victoria Road, marchant en direction de chez elle. Depuis, personne n’a revu Clare.




Trois pages plus loin…
La M1, Motorway One, en direction du sud, de Leeds à Ossett.
Poussant la Viva de mon père à cent à l’heure, sous la pluie,
Shang-a-lang, des Rollers, faisant dans er la radio.
Une douzaine de kilomètres, psalmodiant le papier comme un mantra :
Une mère a lancé un appel émouvant.
La mère de Clare Kemplay, petite disparue de dix ans, a lancé un appel émouvant.
Mme Sandra Kemplay a lancé un appel émouvant, tandis que l’inquiétude croît.
Appels émouvants, inquiétude qui croît.



Je m’arrêtai devant chez ma mère, dans Wesley Street, Ossett, à dix heures moins dix, me demandant pourquoi les Rollers n’avaient pas chanté
The Little Drummer Boy, me disant : fais-le et fais-le comme il faut.

1974 de David Peace, collection Rivages/Noir, Éditions Payot & Rivages