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dimanche 19 janvier 2014
L’été à la plage - Étang de Berre
1166e jour - Début juillet au bord de l’étang de Berre.
Essayer d’imaginer : l’année scolaire vient de se terminer ; l’été promet de s’étirer, tout en langueurs.
La lumière est crue, écrasante.
Il fait lourd.
L’eau est plus chaude encore que celle de la Méditerranée.
Il y a aussi le bruit des avions de Marignane.
Passer ses journées à la plage (sable et terre) avec, sur l’horizon, les complexes de la sidérurgie ou de l’industrie pétrochimique.
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samedi 18 janvier 2014
Circulation interdite à tout véhicule dans les deux sens - Étang de Berre
1165e jour - Peu avant d’entrer dans Martigues, je me suis arrêté sur le bas-côté ; à hauteur d’une plage.
J’ai coupé le contact.
Je suis sorti de la voiture. J’ai marché, un peu. La veille, un fort mistral avait soufflé. Il en subsistait une sorte d’écho.
Alors que m’apprêtais à repartir (trop de vent à mon goût), mon téléphone a sonné. C'était elle. Elle était à Marseille. Si près, si loin.
Elle voulait qu’on se voie, qu’on se parle, qu’on s’explique. Elle a proposé un rendez-vous à la Caravelle sur le Vieux Port. En début de soirée.
En face de moi, était planté ce panneau – contour large et rouge, fond blanc. Alors qu’elle tentait de me persuader de la nécessité d’une entrevue, moi je me demandais ce qu’il signifiait déjà. Je ne m’en souvenais plus.
Et elle poursuivait, vaillante ; elle développait ses arguments, elle essayait de me convaincre. Absorbé dans ma contemplation, je ne l’écoutais presque plus.
Elle a parlé encore, je ne sais combien de temps.
J'ai fini par sortir de ma rêverie, par dire que ce n’était pas la peine d’insister, que je ne viendrais pas. J’ai raccroché.
Je suis resté quelques minutes encore face au panneau – toujours ce vent… Secrètement, sans doute, j’espérais qu’elle rappelle.
Finalement, je suis retourné à la voiture. J’ai roulé.
J’ai commandé un pastis que j’ai bu quasiment cul-sec.
Pour me donner une contenance, j’ai sorti mon iPad, j’ai cherché la signification du panneau qui, plus tôt, m’avait fasciné : circulation interdite à tout véhicule dans les deux sens.
J’ai pris un deuxième verre.
Et voilà. Au moment où j’allais partir (j’avais déjà payé), elle est apparue.
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J’ai coupé le contact.
Je suis sorti de la voiture. J’ai marché, un peu. La veille, un fort mistral avait soufflé. Il en subsistait une sorte d’écho.
Alors que m’apprêtais à repartir (trop de vent à mon goût), mon téléphone a sonné. C'était elle. Elle était à Marseille. Si près, si loin.
Elle voulait qu’on se voie, qu’on se parle, qu’on s’explique. Elle a proposé un rendez-vous à la Caravelle sur le Vieux Port. En début de soirée.
En face de moi, était planté ce panneau – contour large et rouge, fond blanc. Alors qu’elle tentait de me persuader de la nécessité d’une entrevue, moi je me demandais ce qu’il signifiait déjà. Je ne m’en souvenais plus.
Et elle poursuivait, vaillante ; elle développait ses arguments, elle essayait de me convaincre. Absorbé dans ma contemplation, je ne l’écoutais presque plus.
Elle a parlé encore, je ne sais combien de temps.
J'ai fini par sortir de ma rêverie, par dire que ce n’était pas la peine d’insister, que je ne viendrais pas. J’ai raccroché.
Je suis resté quelques minutes encore face au panneau – toujours ce vent… Secrètement, sans doute, j’espérais qu’elle rappelle.
Finalement, je suis retourné à la voiture. J’ai roulé.
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À l’heure supposée du rendez-vous, je suis allé à la Caravelle. Je me suis installé au bar. Je supposais bien, alors que j’avais décliné l’invitation, qu’elle n’allait pas venir. C’était une sorte de bravade, une fanfaronnade…J’ai commandé un pastis que j’ai bu quasiment cul-sec.
Pour me donner une contenance, j’ai sorti mon iPad, j’ai cherché la signification du panneau qui, plus tôt, m’avait fasciné : circulation interdite à tout véhicule dans les deux sens.
J’ai pris un deuxième verre.
Et voilà. Au moment où j’allais partir (j’avais déjà payé), elle est apparue.
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vendredi 17 janvier 2014
Dreambox - Étang de Berre

1164e jour - J’ai tourné autour de l’étang de Berre : Vitrolles, Marignane, Martigues, Fos, Istres, Saint-Chamas…
Régulièrement, j’ai trouvé dans les décors croisés des envies de déclencher : ici un complexe pétrochimique, là une décharge improvisée sur un parking de bord de rocade. Ou alors des gens qui pêchent ou qui se baignent.
Et puis, dans la zone industrielle entre Berre-l’Étang et Rognac, je suis tombé sur tout un lot de containers sur les parois desquels il était inscrit : Dream Box.
Dream Box… Dans l’instant, j’ai aimé l’association des mots. Mais ensuite, y repensant, je me suis aussi demandé quelle part de rêve pouvaient bien receler des containers posés en pareil endroit.
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