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samedi 18 décembre 2010

Le goût de l’Amérique (profonde) - Oise


193e jour - Ce pourrait être un décors parfait pour une pochette d’album de Bruce Springsteen (façon Nebraska).
Ce pourrait être le cadre choisi pour une adaptation de In Cold Blood (De Sang Froid) de Truman Capote (début du livre, extrait : Le village de Holcomb est situé sur les hautes plaines à blé de l’ouest du Kansas, une région solitaire que les autres habitants du Kansas appellent «là-bas»).
Mais non, on est en France. Et plus précisément sur les routes qui convergent vers Grandvilliers dans l’Oise, objet du post d’hier. Comme quoi !

vendredi 17 décembre 2010

La rencontre, chap. 5


192e jour - Après m’avoir envoyé à Londres – du côté de Notting Hill – ou à New York – dans le Lower East Side –, Yannick Vallet a décidé, cette fois-ci, de me faire découvrir de nouveaux exotismes en me parachutant à Grandvilliers dans l’Oise.
Ses indications :
Direction la Picardie, sur la route de Beauvais au Tréport. Je suis passé de nombreuses fois sur ce rond point de Grandvilliers et je me suis toujours demandé comment l’Hôtel de France d’une petite ville de l’Oise pouvait devenir chinois, avec buffet à volonté, et finir en HLM !




Ce que Yannick n’imaginait pas, c’est qu’avec une telle proposition, il m’exposait à une expérience sensorielle inédite.
En effet, suite à une panne de la caméra, je suppose, ou alors à une série d’erreurs de traitement, les images – sur tout le territoire du bourg – sont dédoublées, fragmentées, découpées en bandelettes accolées les unes aux autres sans cohérence – et mal placées, qui plus est, en regard de ce que devrait être leur exact positionnement dans l’espace.




Avançant dans ma quête, j’ai eu plus d’une fois l’impression d’être un consommateur de substances hallucinogènes. Et de faire un mauvais trip ! Impossible d’avoir le moindre repère.
Je me suis perdu, beaucoup, donc. Je n’ai rien compris bien souvent du/des point(s) de la ville où simultanément je me trouvais... Mais bon, une fois l’expérience passée, je me dis que cela donne parfois des images étranges, voir fascinantes. Et je m’en réjouis.




Ah oui, sinon. La ville n’est pas très grande fort heureusement et j’ai fini par trouver en tâtonnant des fragments de l’hôtel de Paris. Il n’échappe pas à la règle locale et rares sont les images où on le perçoit dans son intégralité et dans un paysage que l’on pourrait qualifié de «normal». Mais bon, il est bien présent tel que Yannick l’a photographié, sur son rond point, avec ses stores baissés dans l’attente d’un sort nouveau et ajoutant un peu plus à l’étrangeté des lieux.

Maintenant, si vous voulez en savoir plus sur l’image de Yannick Vallet, il faut vous rendre – il suffit d’un clic – sur Deux ou trois choses, son blog.
Quant aux précédentes rencontres, si vous les avez manqué, elles sont ici.