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jeudi 20 janvier 2011

Le goût de l’aventure - Inuvik


219e jour - Sur l’aéroport d’Inuvik, Territoires du Nord-Ouest au Canada, là où un incendie a ravagé un hangar en novembre dernier (voir post).

J’imagine un décollage quand on est si proche de l’océan Arctique (à peine une centaine de kilomètres). J’imagine les moteurs qui vrombissent dans un vent glacial – des bourrasques.
J’imagine la nuit Arctique. Il y a du brouillard.
Les températures affichent des valeurs qui se comptent en dizaines de degrés sous le zéro.
Des lumières clignotent au bout des ailes comme seuls repères.
Et les questions s’amoncellent : ma ceinture est-elle bien attachée, d’abord ? Et puis la manœuvre va-t-elle bien se passer, l’avion va-t-il réussir à s’élever ? Et le voyage ensuite, à quoi ressemblera-t-il ?
Même genre d’angoisses pour l’atterrissage... Facile à imaginer : on ne voit longtemps rien et puis – boum, un contact – les roues viennent de rencontrer un sol en partie verglacé. L’avion file, file. On se demande s’il va s’arrêter.

• Les autres posts sur Inuvik.

vendredi 19 novembre 2010

Incendie à l’aéroport - Inuvik (4)

164e jour - Hier soir, avant de repartir pour Inuvik, je suis allé jeter un œil au site de Philippe Morin (Inuvik Photo), histoire de voir quelles étaient les dernières nouvelles. J’ai découvert avec stupéfaction qu’un feu s'était déclaré le 4 novembre dernier (à 22 h 40, heure locale) sur le site de l’aéroport, détruisant entièrement les hangars de Aklak Air, une compagnie locale.

Les dégâts sont importants – trois avions ont été perdus dans l’incendie ; un avion médical particulièrement utile dans pareille région (rappelons qu’Inuvik se trouve à proximité de l’océan Arctique dans l’extrême nord des territoires du Nord-Ouest Canadien) est du lot des avions endommagés.


Le compte-rendu détaillé de l’incident se trouve sur le site de CBC News.
Quant à moi, je n’ai pu m’empêcher de vouloir couvrir l’actualité à rebours : j’ai «remonté le temps” pour voir à quoi ressemblaient les hangars quand ils étaient encore debout. Les photos mises en regard de celle prise dans StreetView sont de Philippe Morin.

• le compte-rendu de l’incendie sur CBC News
• Inuvik Photo
• les précédents posts de Dreamlands sur Inuvik

dimanche 17 octobre 2010

Juste une image - Inuvik


River Road, une voie de terre dans les docks d’Inuvik. Dos à la caméra, coule un des bras de la Mackenzie River.

Les autres posts sur Inuvik :
• La place de l’Homme
• Navy Road

samedi 2 octobre 2010

Navy Road - Inuvik (2)

Au nord d’Inuvik, il n’y a plus grand chose si ce n’est Navy Rd, une voie de terre bordée, sur sa droite par une ligne électrique d’un autre temps.
Tout autour s’étend une végétation typique de toundra, pas très haute donc, et qui passe une majeure partie de l’année sous la neige.



Parfois se profile une poche d’eau sur le côté. Sinon, à peu près rien. Si ce n’est un monticule qu’il faut gravir sur une cinquantaine de mètres – peut-on parler de colline pour le définir ?



Il y a une clairière en haut du monticule, et un lot de bâtisses, des véhicules qui pourraient être abandonnés. Aucun individu n’est visible. Alors, je continue…



Plus loin, vient une courbe et la terre, imperceptiblement, fait place à la boue.
Plus loin encore, il y a un chemin qui part sur la droite et qui semble ne mener nulle part. Il est aisé d’imaginer le silence qui règne alentour.



J’avance, opiniâtre. Je finis par tomber sur une barrière rayée de rouge et de noir sur le bord de la route. Je m’arrête pour la photographier et, ce faisant, je me demande quelle peut bien être sa fonction.



De plus en plus de boue…
Et puis finalement un bout du monde, un cul-de-sac : la route ne va pas plus loin.
Je prend le temps d’observer. Il y a là un pick-up en sale état (une vitre cassée pour en témoigner), un engin que je suppose fait pour se propulser sur la glace ou sur la neige, une bâtisse/cabane – avec une parabole sur la façade. Impossible de ne pas se demander qui vit là.



J’essaye d’imaginer, aussi, à quoi ressemble le quotidien en pareil endroit quand il fait continuellement nuit et que les températures ne montent guère au-dessus de -20°C. Je dois avouer que j’ai du mal à le concevoir.

vendredi 1 octobre 2010

La place de l’Homme - Inuvik


Far North : Inuvik, territoires du Nord-Ouest au Canada. 3450 habitants selon le dernier recensement.
Un hôpital, une piscine couverte, une poignée de bars…



Ici, il y a 30 jours de nuit polaire chaque année. L’hiver, la température moyenne descend en-dessous de -25°C (les records de froid tournant, eux, autour de -57°C). L’été, cette température moyenne ne monte guère au-dessus de 14°C.



Quand ce n’est pas la neige qui recouvre tout, c’est la boue. Les voies ne sont pas ou sont peu goudronnées et les véhicules, avec le dégel ou la pluie, se retrouvent forcément maculés.



On est à une centaine de kilomètres à peine de l’océan Arctique.
Dans la région, on parle le inuvialuktun et le gwich’in, souvent plus que l’anglais.
Inuvik, du reste, signifie “la place de l’Homme” en Inuvialuktun.



Le seul monument “remarquable” de la ville est son église – Our Lady of Victory Church – construite en forme d’igloo. Sans me sentir particulièrement touriste, je ne résiste pas à l'envie de la photographier.



Par ailleurs, si j'en crois mes recherches sur internet, les festivités, ici, sont rares et ont pour nom le Inuvik Petroleum Show ou les Circumpolar Northern Games. Il arrive également qu'on s'amuse à l'occasion d'un jamboree annuel et c'est à peu près tout.



Voilà. Si, tout comme moi, la vie au quotidien en pareil endroit vous fascine, vous pouvez toujours jeter un œil à InuvikPhotos, un site qui vous révèlera les secrets du Drum Dancing Cake aborigène ou vous montrera une vidéo en chambre de Chayne Rogers, l’illusionniste local.

jeudi 30 septembre 2010

Expédition dans le grand Nord - Du côté d’Inuvik


Peut-être parce qu’elles s’aventurent dans des contrées estimées extrêmes, donc hostiles, les Google Cars, dans une bonne partie des territoires du Nord-Ouest, au Canada, se déplacent en binômes – à jamais plus de cent mètres l’une de l’autre.
C’est le cas, par exemple, au sud du delta du Mackenzie, près de la communauté d’Inuvik.
Cela permet au StreetViewer d’observer des scènes étranges : un véhicule, une caméra plantée sur le toit au bout d’un mat, qui roule, phares allumés, dans le jour déclinant ; ou alors, un véhicule – en fait sans doute le même – qui chemine, vaille que vaille, sur des terrains boueux dont il doit être difficile de sortir sans s’embourber.