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mercredi 12 juin 2024

Le Newark Symphony Hall, bientôt centenaire - Newark










3366e jour - Le Newark Symphony Hall. Construit en 1925, conçu par Frank Grad, il s’apprête à devenir centenaire ::: Des éléments de décoration grecs et égyptiens, des colonnes de marbre, un lustre de cristal, des frettes à la feuille d’or, et des infiltrations d’eau, des rafistolages, des moquettes élimées… ::: La salle de concert, 3500 places, porte le nom de Sarah Vaughan qui était originaire de Newark. Elle est réputée, paraît-il, pour son acoustique ::: En 1940, la contralto Marian Anderson est devenue la première Afro-Américaine à se produire dans la salle symphonique. Judy Garland, Bob Dylan, Patti LaBelle, Count Basie, les Rolling Stones ou Éric Clapton, entre autres (la liste des concerts auxquels j’aurais aimé assister est longue), se sont également produits ici…

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vendredi 16 mars 2018

Après Delores - Newark



2145e jour - Lecture de Après Delores de Sarah Schulman, éditions Inculte. Page 31 :
Je suis entrée dans un fast-food en face de la gare de Newark pour un coup d’œil au miroir. C’était nécessaire de temps en temps, pour voir si on pouvait deviner sur votre visage ce qui se passait à l’intérieur de vous. C’était toujours moi. J’ai sorti le rouge à lèvres de Delores et j’en ai mis une tonne. Jusqu’à ressembler à une star de cinéma – bouche enduite et si brillante que personne ne vous regardait dans les yeux.

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mardi 27 septembre 2016

Où est l’image ? - Newark

1806e jour - Expérience du jour : photographier un appareil factice dans un monde virtuel. Se demander, ce faisant, si l’on est photographe.

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lundi 26 septembre 2016

Le début d’une histoire - Newark

1805e jour - les images sont pour moi des déclencheurs. Il suffit, dans un appart’hôtel, que je tombe sur un fauteuil tournée vers une baie vitrée pour que j’imagine aussitôt un homme qui attend une femme. Il vient de l’avoir au téléphone. Il lui a demandé de venir le rejoindre. Elle a accepté – le temps de passer chez elle se changer, de prendre une douche (elle sort du boulot)…
Il attend. Fébrilités, impatiences. Pour l’instant, il n’ont échangé que par mail, par téléphone. Ils ont skypé aussi un peu. Il se demande s’ils vont coucher ensemble. Il ne sait rien ou presque de son corps. Il rêve de caresses, de contacts. Il attend de voir sa voiture arriver, il sait que c’est un Cruiser rouge.
Les minutes défilent puis les heures.
À partir de là, l’univers des possibles est des plus vastes.

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vendredi 23 septembre 2016

Une nuit chasse l’autre - Newark

1804e jour - Quitter la nuit tunisoise pour plonger dans celle de Newark, New Jersey. Voir cela comme un jeu des différences (pas plus de monde sur la photo mais les néons, les enseignes, les larges trottoirs…).
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Se mettre à rêver d’un Street View essentiellement de nuit avec, en plus, pourquoi pas, le son, les odeurs, la pression de l’air… Rêver de téléportations nocturnes.

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samedi 11 décembre 2010

Revue de presse du week-end - Le New Jersey de Bruce Springsteen

186e jour - En 1997, Serge Kaganski, journaliste, et Jérôme Brézillon, photographe, sont allés explorer “Sprinsteenland”, un coin de New Jersey qui fait écho à des wagons entiers de chansons du Boss. Les Inrockuptibles, à l’occasion d’un hors-série qui est consacré au chanteur republient l’intégralité du reportage.



Le récit débute dès la descente de l’avion. Extrait : À la sortie de l’aéroport de Newark, on n’a pas roulé deux kilomètres que voilà déjà le péage du New Jersey Turnpike, l’autoroute qui traverse l’État. Ce lieu tout à fait ordinaire, emprunté quotidiennement par des milliers de travailleurs new-yorkais et banlieusards, donne le signal d’entrée dans la mythologie springsteenienne.
Pour preuve, les premières phrases de la chanson State Trooper sur l’album Nebraska : New Yersey Turnpike ridin’ on a wet night ‘neath the refinery’s glow, out where the great black rivers flow.




Qui part à la chasse aux souvenirs springsteeniens se doit de débuter par Freehold, là où Bruce Springsteen a grandi. Nos deux acolytes visitent ainsi les maisons qu’il a habité, les écoles où il a étudié, une station essence – celle de Ducky Slattery – où il a attrapé le virus de la mécanique.

Et puis, ils plongent sur Asbury Park – haut lieu springsteenien s’il en est : une station balnéaire passée de mode, une ville fantôme, un Pompéi moderne, un paysage urbain aussi dévasté que Beyrouth ou Sarajevo.
Depuis, si j’en crois une rapide enquête menée sur le net après avoir découvert des lieux, dans StreetView, pas si délabrés que ça, Asbury Park semble connaître une relative seconde jeunesse sous l’impulsion notamment d’une communauté gay dynamique.




Au 702 de Cookman Street (images ci-dessus), se dresse l’immeuble à l’étage duquel se trouvait l’Upstage où Springsteen a fourbi ses premières armes, jammant très tard dans la nuit avec les Southside Johnny, Dannu Federici ou autres Miami Steve.




En suivant maintenant Ocean Avenue, on passe devant l’Empress Hotel, bâtiment devant lequel Springsteen s’est souvent fait photographier
ou alors le Sunshine In où il avait l’habitude de se produire.
Au croisement d’Ocean et Third Avenue se trouve le Stone Pony ou Bruce Springsteen vient régulièrement passer des soirées et taper le bœuf avec le groupe du jour. En 1984, c’est là qu’il a lancé, par un concert surprise, la tournée Born in the USA.




La déambulation se poursuit. Les lieux s’enchaînent. Ils ont pour noms Wonder Bar, Fast Lane ou Student Prince et tous disent un peu de la géographie intime du chanteur – la plongée est passionnante.
Ah oui, aussi : les photos de Jérôme Brézillon qui accompagnent le texte sont à tomber par terre.

Le hors-série des Inrockuptibles Bruce Springsteen, il était une fois en Amérique est actuellement en kiosque.
Quant aux autres posts de la revue de presse (Libération, So Foot, Le Mensuel, Zmâla, Rue89...), ils sont ici.

mardi 31 août 2010

Dans l’ombre de la cabine - Newark (3)


Une silhouette au volant, un profil que l’on devine massif. On aimerait croire qu’il s’agit là de l’un des hommes de main de Tony Soprano – ou, mieux encore, de Tony Soprano lui-même, obligé, suite à une défection, d’enfiler le bleu de chauffe. Une livraison urgente à honorer : alcool de contrebande, cartons de cigarettes, quartiers de viande ou vêtements contrefaits et voilà qu’il se retrouve à conduire un camion… On trouve pareilles situations dans quelques-uns des épisodes de la série.

lundi 30 août 2010

Magie de Streetview - Newark (2)


Une zone de casses automobiles à la périphérie de Newark, New Jersey. Il vient sans doute de pleuvoir (des flaques, nombreuses, hors-champ, sur la chaussée défoncée).
Un capot relevé, des gars qui rafistolent – ou peut-être prélèvent-ils des pièces.
Trois molosses derrière une grille pour parfaire le tableau.
On se dit que dans la réalité, ce n’est pas le genre d’endroit où l’on s’arrêterait pour prendre une photo.

mercredi 9 juin 2010