754e jour - Sempre Susan, souvenirs sur Sontag de Sigrid Nunez, extrait :
Je vivais sur la 106e Rue Ouest. Susan, qui habitait à l'angle de la même rue et de Riverside Drive, avait laissé s'accumuler une pile de courrier pendant sa maladie. Elle voulait maintenant y répondre, et avait demandé à des amis, directeurs de la New York Review of Books, de lui recommander quelqu'un pour l'aider.
Plus loin :
Le premier jour où je me suis rendue 340 Riverside Drive, il y avait du soleil ; l'appartement – un penthouse aux nombreuses baies vitrées – était d'une clarté éblouissante. Nous avons travaillé dans la chambre de Susan, moi à son bureau, tapant sur son énorme IBM Selectric, elle dictant ses lettres en arpentant la pièce ou allongée sur son lit.
Sempre Susan, Souvenirs sur Sontag, Sigrid Nunez, 13e Note Éditions.
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samedi 21 juillet 2012
dimanche 10 juillet 2011
En marge - Once a Week
388e jour - Lecture :
L’ubiquité du photographe est quelque chose de merveilleux. Nous avons tous vu les Alpes, nous connaissons tous Chamonix et la Mer de Glace sur le bout des doigts bien que nous n'ayons jamais bravé les horreurs de la Manche… Nous avons franchi les Andes, escaladé le Ténériffe, nous sommes entrés au Japon, nous avons “fait” le Niagara et les Mille-Îles […] Nous avons vu des ombres et n'avons pas tremblé ; nous nous sommes tenus devant des rois et ne nous sommes pas découverts ; en bref nous avons observé, à travers une lentille de trois pouces, toute la pompe et toutes les vanités de ce monde pervers, mais si beau.
D. P., chroniqueur de Once a week (Londres), 1er juin 1861 (cité par Susan Sontag dans Sur la photographie, Christian Bourgois éditeur).
L’ubiquité du photographe est quelque chose de merveilleux. Nous avons tous vu les Alpes, nous connaissons tous Chamonix et la Mer de Glace sur le bout des doigts bien que nous n'ayons jamais bravé les horreurs de la Manche… Nous avons franchi les Andes, escaladé le Ténériffe, nous sommes entrés au Japon, nous avons “fait” le Niagara et les Mille-Îles […] Nous avons vu des ombres et n'avons pas tremblé ; nous nous sommes tenus devant des rois et ne nous sommes pas découverts ; en bref nous avons observé, à travers une lentille de trois pouces, toute la pompe et toutes les vanités de ce monde pervers, mais si beau.
D. P., chroniqueur de Once a week (Londres), 1er juin 1861 (cité par Susan Sontag dans Sur la photographie, Christian Bourgois éditeur).
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