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lundi 15 avril 2019

Un quartier - Montevideo

2386e jour - Paso del Molino, quartier périphérique de Montevideo, souvenirs : des chiens errants, un chat, un homme à moitié caché par un tronc d’arbre, et un autre masqué par l’encadrement d’une porte ouverte, des façades colorées, des garagistes qui s’affairent sur une voiture de toute évidence pas toute jeune. Et puis, clou du spectacle, un avion posé dans la cour d’un ferrailleur…














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vendredi 21 juillet 2017

Bacon is good for me - Montevideo


2010e jour - Souvenir de Montevideo – il est parfois des messages dont il est difficile de cerner la véritable profondeur…

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lundi 21 décembre 2015

Figé à tout jamais - Montevideo





1611e jour - De quoi me souviendrai-je de Montevideo ? D’un bâtiment ? D’une façade en particulier ? D’affiches ? De pancartes ? De messages peints sur des murs ? D’un nom – Belfort – apposé sur une devanture ? Ou alors d’une silhouette – un homme au
téléphone ? une femme avalant des marches avant de pénétrer dans une boutique ? Ou bien encore du regard croisé d’un homme, aperçu une fraction de seconde seulement mais figé, maintenant, à tout jamais ?

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vendredi 18 décembre 2015

Je les ai observés de loin, eux aussi - Montevideo



1610e jour - Ceux-là, je ne m’attendais pas à les trouver là. C’est dans le coin des décharges, à côté de l’aéroport. Je les ai observés : deux chevaux sur fond de champs pelés semés de détritus. Ils semblaient s’amuser.

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jeudi 17 décembre 2015

Je les ai observés de loin - Montevideo

1609e jour - Un père et son fils. Ils venaient de sortir le cerf-volant du coffre. Il n’y avait pas plus de vent que cela et le garçon avait beau courir pour donner des impulsions, le cerf-volant n’arrivait jamais vraiment à prendre de la hauteur. Immanquablement, au bout de quelques secondes, il repiquait vers le sol.
Le gamin aurait pu se décourager mais non. À chaque fois, il revenait vers son père pour mieux s’élancer à nouveau. Qu’est-ce qu’ils avaient l’air heureux.

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mercredi 16 décembre 2015

Every time it rains - Montevideo


1608e jour - Et puis, il s’est mis à pleuvoir. Nous avons pris la route avec, sur l’autoradio, une chanson de Randy Newman. La chanson disait : Every time it rains  /  I sit at home and wonder why  /  Ever since you said goodbye  /  I felt so all alone
Je me suis souvenu d’un autre trajet sous la pluie, c’était deux ans ans plus tôt quelque part sur la côte d’Opale. C’est une autre chanson de Randy Newman, cette fois-là, qui avait accompagné le trajet : I Love L.A. Mon fils avait insisté pour que je baisse le son parce qu’il tenait à me lire la devinette de son Carambar. Accrochant certains des mots, il avait demandé : Pourquoi les sportifs aiment bien aller chez le coiffeur ? – j’avais donné ma langue au chat. Amusé, il avait rétorqué : parce qu’ils aiment bien les coupes.

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mardi 15 décembre 2015

Vivre là - Montevideo


1607e jour - Montevideo, à proximité du “Terminal Cuenca del Plata”.
Se demander ce que cela signifie de vivre là. Se demander à quoi ça ressemble quand le vent souffle sur la digue, quand les vagues submergent…

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lundi 14 décembre 2015

À distance - Montevideo

1606e jour - Il ne travaille plus mais tous les matins il sort de chez lui. Il n’a pas changé grand chose à ses habitudes. La seule différence c’est qu’il ne se rend plus au bureau, il marche dans Montevideo.
Il suit des femmes choisies au hasard, une façon comme une autre de s’occuper.
Il reste la plupart du temps à distance, il synchronise son pas sur celui de celle qu’il file. Il agit comme il imagine qu’un détective le ferait… Le jeu consiste à ne pas se faire repérer. Avec le temps, il a appris à développer tout un arsenal de stratégies : changer régulièrement de trottoir, ne pas fixer (profiter des reflets dans les vitrines pour observer), se laisser parfois distancer. Il arrive que ses filatures durent plusieurs dizaines de minutes. Ainsi, il traverse la ville.

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