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lundi 19 octobre 2026

Impasse Marteau - Paris



3834e jour - Lecture de Paris, musée du XXIe siècle, le dix-huitième arrondissement de Thomas Clerc, page 53 de l'édition de Poche :
Historiographie : sur le remblai du périf, une énorme plaque vert-de-gris, qu'il est difficile d’approcher à cause des voitures, indique le bombardement du 21 avril 1944 par l'aviation alliée qui fit 600 morts dans le quartier ; les avions visant la gare de La Chapelle qui servait de stockage aux Allemands, outrepassèrent leur objectif en détruisant les alentours.






Sinon, que retenir de l’impasse Marteau le long de laquelle la plaque est posée ? Des tas. Des matelas à la rue. Une sorte de cabanon sous le remblai dont on se demande ce qu’il abrite. Et un panneau Paris barré dans lequel on veut voir un écho aux événements du week-end. Et ce mot de marteau dont on se demande s'il est là pour témoigner du monde dans lequel, depuis quelques temps, nous vivons…

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mercredi 14 octobre 2026

Rue Buzelin, dans les pas de Thomas Clerc



3831e jour
- Lecture de Paris, Musée du XXIe siècle, le dix-huitième arrondissement de Thomas Clerc (éditions de Minuit). Page 29 de l’édition de poche : 
Au rez-de-chaussée du 17, un hublot protégé par cinq barreaux (dont deux torsadés) fait penser au signe des Cigares du pharaon.
Et plus loin :
Je sors, reprends la rue Buzelin où au 7 j’admire un graffiti 0383PEUTETREFOUS! 


 

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jeudi 8 octobre 2026

15, place Dauphine - Paris



3827e jour - Je ne suis pas particulièrement un inconditionnel de Montand ou Signoret (même si on peut dire que je les aime bien) mais aujourd'hui j’ai voulu aller voir là où ils habitaient. Il n'y a pas tant de célébrités dont on connait les adresses. C’est troublant, une des rares autres adresses qui me viennent, là, à l’instant, c’est le 12305 5th. Helena Drive à Los Angeles où résidait Marilyn Monroe au moment où elle disparut.
Il faudrait que je me pose sur un banc pour réfléchir à tout ça.



 

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mercredi 30 septembre 2026

Sous le chapeau - Paris



3821e jour - Ce matin, j’avais rendez-vous rue de l’Odéon. J’avais prévu de la marge, raisonnablement. Tram T6 puis ligne 13, correspondance à Montparnasse, ligne 4 jusqu’à Odéon. La fin du trajet, à pieds, je prévoyais de la faire à partir de la place de l’Odéon. Mais, arrivé sur la 4, plus de métro (un problème de portes qui ne se referment pas à Saint-Sulpice). Bref, j’ai marché. Sous une bruine pas désagréable, passant par des rues que je ne fréquente que très peu ou pas. C’est comme ça que je suis tombé sur cette sculpture, “Sous le chapeau” d’Andras Lapis. La femme au chapeau m’a fait penser à l’ours Paddington. Ça m’a amusé. Ce n’est pas grand chose mais c’est déjà ça. Le rendez-vous, ensuite, s’est très bien passé.

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mercredi 18 mars 2026

D’un monde l’autre - Paris



3723e jour - L’image prise dans StreetView date d’octobre 2024. La photo à la 4L et à la rame de métro (rame sprague) date de 1977. Le passage à niveau existe toujours, et entre en action quand les rames passent par là pour entrer ou sortir des ateliers – site de Charonne – de la RATP.

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mardi 3 février 2026

Numéros manquants - Paris



3698e jour - La rue de Rennes à l’origine devait rejoindre la Seine. C’est dans cette optique que les topographes, à sa création, firent démarrer la numérotation au 41. Les 40 premiers numéros, qu’ils avaient planifiés, devaient sortir de terre au fil des chantiers. Mais la rue de Rennes finalement n’atteignit jamais le fleuve… 
(je pourrais me lancer dans une rubrique “Le saviez-vous”, j’adorais ça enfant, je suis sûr que j’adorerais ça encore).

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lundi 2 février 2026

Gros numéro - Paris



3697e jour - Le numéro le plus élevé, pour une adresse parisienne, est le 422. Il est situé rue Saint-Honoré. Pourtant (étonnamment), la rue Saint-Honoré n’est pas la plus longue rue de la capitale. La plus longue, c’est la rue Vaugirard (ceci dit, en longueur, elle est précédée par l’avenue Daumesnil). Autre particularité de cette fin de rue Saint-Honoré, les numéros impairs, en face, se terminent au 283. C’est le genre de choses que j’adore savoir.

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jeudi 29 janvier 2026

Achat de chevaux - Paris



3695e jour - Quand je n’habitais pas encore Paris, il y a donc longtemps, j’étais fasciné par cette façade. J’adorais le cheval. J’aimais plus encore cette mention "ACHAT DE CHEVAUX” qui l’accompagnait. Il m’arrivait de faire un détour juste pour la voir. 
Même si ce sont des chaussettes et des collants que l’on vend à l’intérieur, dorénavant, je suis heureux qu’elle n’ait pas été détruite…

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mercredi 17 décembre 2025

Les œuvres abandonnées - Paris



3674e jour - Bon, je crois pouvoir dire qu’en aucune façon je n’aurais accroché ces deux tableaux chez moi. Il n’empêche, je trouve ça un peu triste qu’ils aient terminé sur un trottoir le long des voies menant à la gare du Nord.

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Sinon, il y a longtemps, arrivant à Paris, mon amie et moi avons vécu juste en face, au 6 bis Cité de la Chapelle. Il n’y avait pas cette grille à l’époque. L’appartement était au premier étage et les fenêtres, qui donnaient sur le toit d’un atelier, étaient facilement accessibles de l’extérieur. Mais bizarrement, alors que les lieux étaient quand même déjà pas mal fréquentés par dealers et camés, jamais nous ne nous sommes fait cambrioler.


 

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lundi 15 décembre 2025

Passage du Désir - Paris



3672e jour - Elle est belle cette association de mots : passage du Désir… 
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Il est troublant que l’accès à ce passage à chacune de ses extrémités soit, par portes ou grilles, interdit.



 

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jeudi 11 décembre 2025

Montsouris - Paris









3670e jour - Un jeu : aller voir dans Street View les lieux qui nous sont familiers, ceux que l’on fréquente depuis des décennies. Et observer comment l’on voit, je veux dire à travers un flot de photos, un écran.

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mercredi 12 novembre 2025

Rue Lepic - Paris



3649e jour - Les immeubles sont les mêmes, les pavés sont toujours là, ainsi que la pharmacie, pharmacie Lepic-Blanche. Et pourtant, le gouffre entre les deux photos est abyssal.

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mardi 30 septembre 2025

Avec toi - Paris


3624e jour - J’ai souvent glosé sur la photographie comme trace d’un passé révolu. Dans la mesure où les images enregistrées
dans StreetView peuvent dater d’une dizaine d’années, je me suis souvent demandé si les gens que l’on croisait dans ce monde parallèle étaient encore vivants au moment où on les regardait. Je me suis souvent demandé aussi si moi j’existais dans ce monde-là, si une Google Car ne m’avait pas croisé, il y a longtemps, sans que j’en ai conscience. 

Et puis, vendredi, alors que j’écoutais une émission de France Culture sur le quartier de Belleville, je me suis promené sur les lieux évoqués dans le sujet. Par rebond (je fonctionne beaucoup par rebond), j’ai voulu aller voir, à tout hasard, si dans StreetView on apercevait le kiosquier du coin de la rue du temps où nous habitions Goncourt. L’homme était sympathique. Ça m’aurait fait plaisir de revoir son visage, même flouté, de voir sa silhouette.

Pour voir, je me suis projeté à l’angle de l’avenue Parmentier, et je nous ai aperçu, mon bonhomme, toi et moi, marchant d’un bon pas, collés l’un à l’autre sans doute sur le chemin de l’école (d’autres pères, d’autres mères, d’autres enfants dans le hors-champ). Tu avais cinq ans alors. Sur l’image se devinent tes enthousiasmes, ta joie de vivre. Et c’est cruel de tomber sur cette image quand on connait ta destinée. Et c’est heureux aussi car elle est là, cette image, pour rappeler quel merveilleux garçon tu as été. Je suis ému, tu sais, que la seule trace que je connaisse de moi dans ce monde parallèle que je côtoie quotidiennement, se soit à tes côtés qu’elle ait été enregistrée.

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mercredi 17 septembre 2025

Duluc Détective - Paris






3615e jour - À chaque fois que je passe par la rue du Louvre et que j’aperçois l’enseigne au néon de l’agence Duluc, me viennent des pensées pour Antoine Doinel, même si je sais que ce n’est pas pour l’agence Duluc que Jean-Pierre Léaud travaille dans Baisers Volées. Mais l’enseigne dit une époque à laquelle je l’associe, elle dit, pour moi, les années soixante.

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mardi 16 septembre 2025

Ce qui n’est plus - Paris



3614e jour - Au 158 de l’avenue Parmentier, là où est érigé maintenant un immeuble de neuf étages accompagné d’une agence bancaire, se tenait le cinéma Le Goncourt, créé en 1907 et qui ferma ses portes le 17 décembre 1963. La photo en noir et blanc, prise par Jean Fargas, date d’un jour de 1953 où se jouait, excusez du peu : L'Atalante (avec Michel Simon) et Zéro de conduite (avec Jean Daste). Et ça donne, c’est une évidence, des envies d’inventer une machinerie permettant de voyager dans le temps ne serait-ce que le temps d’une séance de cinéma.

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