Affichage des articles dont le libellé est Seattle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Seattle. Afficher tous les articles

mardi 14 mars 2023

Fremont Troll - Seattle



3097e jour - Combien sont-ils, ceux qui circulent sur la deux fois trois voies aux abords d’Aurora Bridge, à savoir que sous la route se cache un troll ?
•
Le Troll est niché sous l'extrémité nord du pont George Washington (également connu sous le nom de pont Aurora). Il agrippe une Beetle comme s’il venait de la faucher sur la chaussée au-dessus. Le véhicule a une plaque d'immatriculation californienne.
À l'origine, le coffre de la voiture contenait une capsule temporelle et un buste en plâtre d'Elvis Presley mais ils ont été volés. Le Troll mesure 5,5 m de haut, pèse 5 900 kg. Il est fait d'une armature en acier et de béton. Il est l’œuvre de quatre artistes locaux : Steve Badanes, Will Martin, Donna Walter et Ross Whitehead. L'idée d'un troll vivant sous un pont est dérivée du folklore scandinave (norvégien) .


 

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

mardi 20 mars 2018

La maison de Betty Page - Seattle


2147e jour - Elle dit : “Je ne sais pas depuis combien de temps elle est là. Ça fait un bail. Au moins une dizaine d’années. On passe forcément devant quand on est sur la voie rapide. Moi, à  force, comme tout le monde sans doute dans les parages, j’avais fini par me persuader que Betty Page était une gloire locale, qu’elle avait habité cette maison. Et puis, en 2016, la fresque a été salopée par des crétins. À grands coups de bombes. On n’a jamais su si c’était des petits cons ou des féministes. Bref, pendant quelques mois, le mur est resté tout salopé. Il y a eu des articles, des reportages. C’est comme ça que j’ai appris que Betty Page n’avait jamais mis les pieds dans cette maison : c’était juste le proprio qui était fasciné par elle… Suite aux articles, une collecte a été organisée pour financer la restauration de la fresque. En quelques jours, une somme rondelette a été récupérée. Du coup, pour bien faire, pour que les gens en aient pour leur argent si tu veux, le propriétaire a décidé d’ajouter Divine pour tenir compagnie à Betty Page. Mais je te rassure, Divine, pas plus que Betty Page, n’est de Seattle.”




/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

mardi 15 mai 2012

Que la fête continue… - Seattle

687e jour - On dirait qu'il y aurait une suite au post d'hier… Mais il faut dire que ça fait un bien fou d'être un peu en intérieur !










///////
 Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci.

lundi 14 mai 2012

Deux ans déjà - Seattle

686e jour - Il y a deux ans jour pour jour, le 14 mai 2010, je me suis lancé dans l'aventure. C'était dans Portland Street à Manchester (le post est ici).
Je ne savais pas alors si le voyage allait être une affaire de jours ou d'années…
•
Deux ans, ce n'est pas rien. Et pour fêter ça, rien de tel qu’un drôle de voyage : au cœur d'un magasin de farces, attrapes et gadgets de Seattle – oui, aussi bizarre que cela puisse paraître, Google Maps propose pareille expérience.
Le magasin s'appelle Archie McPhee et se sera, si je me rends un jour à Seattle dans le réel, le premier endroit, c'est une évidence, où je me rendrai !











///////
 Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci.

samedi 5 novembre 2011

Les lieux d'une image - Seattle


495e jour - Il m'arrive de plus en plus souvent, découvrant une photo dans un livre ou dans un magazine, de vouloir passer à travers le miroir – je veux dire d'aller voir à quoi ça ressemble là où a été prise la photo et ce qu'il y a alentours, hors-champ.

C'est ce qu'il s'est passé il y a peu encore avec une photo publiée dans les Inrockuptibles spécial 25e anniversaire (n°830 du 26 oct.). C'était une photo de Nirvana prise par Renaud Monfourny en décors “naturel” – je veux dire à Seattle. C'était en 1993.




Il va sans dire que j'adore le défi que représente ce genre de quête (d'enquête).
Ici, à quoi pouvais-je me raccrocher ? Une voie ferrée qui longe la rue ; Skyway en lettres géantes sur la façade en haut à gauche (indice qui se révélera au fil des recherches comme étant une impasse, le bâtiment étant devenu une école) ; un panneau Railroad Crossing. Et un mot, sur un autre encore, que je pouvais supposer être Alaskan.
Mais peut-être était-ce plutôt Alaska N. (N étant là pour North).
•
Il m'a fallu une bonne heure pour trouver cette portion d’Alaskan Way à hauteur du
Pier 69. Il faut avouer que les lieux ont changé (je suis passé une première fois devant le bâtiment “Skyway” sans le reconnaître).
Et, une fois le cadre trouvé, il a fallu que je remonte la rue pour m'assurer que je ne me trompais pas – pour découvrir que les bâtiments d'arrière-plan étaient bien les mêmes.



/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci.

dimanche 4 septembre 2011

Elle s’appelait Edith Macefield - Seattle


434e jour - Elle s’appelait Edith Macefield et elle habitait un minuscule mais coquet pavillon dans le quartier de Ballard (un ancien village de pécheurs) dans le nord-ouest de Seattle. Elle s’était installée là en 1966. À l’époque, alentour, ce n’était que modestes demeures et terrains vagues. Mais bon, ça lui allait très bien.
•
À l’orée des années 2000, des promoteurs décidèrent de construire un complexe commercial dans le coin – c’était un projet d’envergure. La maison d’Edith Macefield était sensée faire place à un supermarché ou à une salle de fitness.
Les promoteurs proposèrent de l’argent. Beaucoup. Elle refusa. Ils surenchérirent – ils montèrent jusqu’à 1 million de dollars ! Edith Macefield entra en résistance.
Pressions, intimidations… Le combat, j’imagine, fut épique. Mais Edith Macefield ne céda pas.
Alors, de guerre lasse, les promoteurs décidèrent de construire quand-même. Et d’enclaver le pavillon d’Edith Macefield – autant qu’ils le pourraient – avec de hauts murs sans fenêtres.



La Google Car est passée dans Northwest 46th Street alors que le chantier était déjà bien avancé. La voiture bleue qu’on voit sur les images est celle d’Edith Macefield.
Edith Macefield, depuis, est morte un jour de juin 2008 – d’un cancer du pancréas. Elle avait 86 ans. Elle s’est éteinte dans sa maison, sur un lit improvisé dans le salon car elle n’avait plus la force de monter à l’étage où était sa chambre à coucher.
On sait d’elle qu’elle aimait l’opéra, Sinatra ou Garbo, qu’elle aimait visionner des films sur vidéocassettes.



Son histoire n’est pas sans rappeler celle de Là-Haut (Up), le film d’animation de Pete Docter et Bob Peterson. Les studios Pixar, du reste, ne s’y sont pas trompés en lançant la campagne de promotion du film en accrochant une flopée de ballons au toit de la maison de la défunte – la reprise médiatique, aux États-Unis, a été sensationnelle.
•
Voilà. Étrangement, c’est Barry Martin, un type qui travaillait sur le chantier, qui a hérité de la maison – Edith Macefield voulant le remercier pour la gentillesse qu’il avait manifesté lors de la construction (il avait accordé beaucoup de son temps à l’écouter, à l’aider ; il l’avait soutenue dans certaines démarches administratives, il l’avait transportée…). Et en juillet 2009, Barry Martin a vendu la maison à Greg Pinneo pour
310 000 dollars. Greg Pinneo, cofondateur de Reach Returns (une de ces crapuleries de boîte de coaching managerial) étant décidé à utiliser la maison comme un bureau à partir duquel diriger son cabinet.

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci. 

samedi 5 juin 2010

Erratum

Un mail reçu suite au texte Des carlingues sur les voies de mercredi 2 juin.

Alors là, je viens de faire un bond. J’ai failli me cogner au plafond, comment une telle hérésie peut elle être possible, ne pas reconnaitre une Porsche Boxster et comparer ce cabriolet rouge à une Alfa Roméo. Ferdinand doit se retourner dans sa tombe !
Je ne sais pas qui a fait les commentaires mais effectivement comme il est dit plus haut dans le texte le narrateur n’y connait rien en voiture.

Le mail est signé Pascal H, un lecteur attentif et de toute évidence passionné.

jeudi 3 juin 2010

mercredi 2 juin 2010

Des carlingues sur les rails - Seattle (2)


C’est d’abord des bâtonnets jaunes vus du ciel qui ont attiré mon attention, alignés en épi sur l’aplat gris d’un parking géant. J’ai pensé qu’il s’agissait de containers (on n’est pas très loin d’un port). Mais non. Ce sont des bus scolaires, je m’en rend compte me projetant au niveau du sol. On les aperçoit derrière une grille qui attendent de prendre du service.


La surprise véritable, cependant, je l’ai quand je pivote de 180° sur moi-même : je découvre, en enfilade, une série de carlingues posées sur des wagons. Je n’en crois pas mes yeux. Je mitraille.


Je remonte l’allée. L’avenue, devrais-je écrire, car c’est bien de cela qu’il s’agit (20th avenue W) – les américains sont des gens étranges : ils sont capables d’appeler “avenue” une voie sans marquage au sol, sans trottoirs et qui court dans une zone industrielle entre entrepôts et zone de frêt jusqu’à n’être plus qu’une voie sans issue.


Je finis par dépasser les carlingues.
Des hangars sur la gauche.
Des fauteuils alignés devant l’un d’eux, comme dans une salle de cinéma. Sans doute sont-ils à vendre.


Côté voies ferrées, est garé un coupé rouge. Je n’y connais rien en voitures mais je crois reconnaître les couleurs d’Alfa Roméo.
La voiture, sur fond de carlingues quand on se retourne, offre un spectacle des plus graphiques.



Voilà. Sinon, un camion garé plus loin attire le regard : jaune, couvert de symboles que je comprendrai bientôt être des logos. Nous arrivons à hauteur du siège d’une écurie de hors-bord ! L’un de ceux-ci, du reste, est sorti, couché sur le flanc devant le bâtiment.
Plus tard, j’irai voir sur internet. L’écurie se nomme U-37 et elle appartient à un certain Billy (“Billy the Kid”) Schumacher. Le site du team (http://www.u-37.com) vaut le coup d’œil.


À partir de là, la rue s’élève, se courbe jusqu’à atteindre bientôt un stop.
Je me retourne une dernière fois. J’embrasse de ce promontoire improvisé l’ensemble du paysage. Je trouve tout cela bien merveilleux.

mercredi 26 mai 2010

Une station-service - Seattle

C’est au nord de la ville. D’avion, je suis d’abord attiré par l’avenue (15th avenue W) : six voies ; des entrepôts près d’un port, une grande friche…


Plongeant dans l’image, je découvre la station-service. Je remonte la circulation à contre-sens pour photographier les bâtiments sous d’autres angles.


Je tombe sur la famille ours. Je soigne mes cadrages. Je fais plusieurs images. Je me dis qu’il faudra que je fasse une série sur les animaux – les vrais comme les faux. Je me dis qu’il faudra que je fasse une série sur les stations-services.


Je décide de faire le tour du pâté de maisons, pour voir. Je tourne à droite puis à droite encore pour passer derrière les bâtiments.
Un centre de tri postal, des villas en surplomb, un poteau étrangement décoré de guirlandes torsadées. Plus loin, une commode et des étagères abandonnées…


Je tourne à droite à nouveau, pour revenir à mon point de départ. Et voilà qu’il y a ce camion-poubelle avec ce type au volant. Il se penche : regard sombre, presque agressif. Et ce regard c’est pour moi comme une invitation à revenir fureter dans les parages.