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jeudi 10 février 2011

Un autre Hollywood (2)



240e jour - Hollywood est également une petite ville (un peu plus de 4000 habitants) au sud de Birmingham, Angleterre.
Des zones pavillonnaires alignées les unes à côté des autres. Rien de remarquable… John Taylor de Duran Duran en est, paraît-il, originaire.



Ce n’est pas désagréable, en touriste, d’y baguenauder. Je ne saurai dire pourquoi – peut-être à cause des pelouses systématiquement entretenues – j’ai un peu l’impression d’être dans un décor. Hollywood a quelque chose de factice.



L’impression se renforce, dans Arden Road, alors que je tombe sur une maison visiblement à vendre. Sur le perron sont rassemblés des hommes en costumes et des gars vêtus de jeans. À leurs pieds, sont entreposées gerbes et bouquets.
Ce pourrait être une scène extraite d’un Six Feet Under à l’anglaise – c’est ce à quoi ça fait penser. Mais il n’y a nulle caméra alentour. Et pas plus de corbillard.
Si bien que je finis par me demander s’il ne s’agit pas là plutôt d’un mariage…

mercredi 9 février 2011

Un autre Hollywood



239e jour - Dans le monde réel, on peut vouloir se rendre à Hollywood, Comté de Wicklow, Irlande, et ne pas y parvenir. La mésaventure est arrivée à quelqu’un que je connais. C’était lors de vacances et Hollywood, à cause de son nom, avait quelque chose d’attirant.



Seulement voilà : tous les accès au village ce jour-là, m’a expliqué cette personne, étaient mystérieusement barrés. Impossible d'y accéder ! Et elle a eu la désagréable impression de se retrouver projetée dans un film de David Lynch – sensation renforcée, peu après/un peu plus loin, lors d’une halte dans une épicerie tenue par un nain dont le visage, situation déroutante, était dissimulé par le comptoir derrière lequel il se trouvait.



Cette personne, me racontant son histoire, m’a d’une certaine façon mandaté – ou disons, au moins, qu’elle m’a donné l’envie d’aller voir et pour cela je la remercie.



vendredi 13 août 2010

Une simple enseigne - Hollywood

Au départ, elles étaient destinées à promouvoir un programme immobilier. Les lettres, hautes de 14 m, étaient équipées d’ampoules pour briller dans la nuit.
La pose fut achevée en juillet 1923. Et ce n’est pas “Hollywood” qu’indiquait l’enseigne mais “Hollywoodland”.
L’installation n’était prévue pour durer qu’un an et demi…



Dans les années 30, elles furent laissées à l’abandon. Puis, tout doucement, on s’y attacha.
En 1949, la Chambre de commerce intervint pour retirer les 4 dernières lettres (“land”) et fit réparer les autres. Les ampoules, pour des questions budgétaires furent retirées.



Les lettres, au fil du temps, se dégradèrent au point qu’il devint nécessaire de les remplacer. La décision fut prise en 1978. On lança une souscription nationale parrainée par des stars du rock. Alice Cooper finança le dernier “O”. Hugh Hefner, patron de Playboy, quant à lui, paya pour le “Y”.



Les nouvelles lettres, apprend-on se documentant, sont faites en acier australien. Elles ont connu une opération de maintenance en 2005.
En 2008, elles ont failli disparaître, menacées par l’expansion immobilière. Une nouvelle souscription a alors été lancée et 12,5 millions de dollars ont été collectés. On peut aujourd’hui les considérer comme sauvées. Pour l’anecdote, parmi les gros donateurs lors de cette dernière souscription, on compte Steven Spielberg, Tom Hanks ou Hugh Hefner (encore lui !).