vendredi 11 février 2011

Province française (2) - Thionville

241e jour - Une escapade à Thionville, Moselle.
Sur la première image, ce ne sont pas des nuages qui sculptent le ciel, non, mais les vapeurs rejetées par les 4 réacteurs de la centrale nucléaire de Cattenom située à 5 km de là…

jeudi 10 février 2011

Un autre Hollywood (2)



240e jour - Hollywood est également une petite ville (un peu plus de 4000 habitants) au sud de Birmingham, Angleterre.
Des zones pavillonnaires alignées les unes à côté des autres. Rien de remarquable… John Taylor de Duran Duran en est, paraît-il, originaire.



Ce n’est pas désagréable, en touriste, d’y baguenauder. Je ne saurai dire pourquoi – peut-être à cause des pelouses systématiquement entretenues – j’ai un peu l’impression d’être dans un décor. Hollywood a quelque chose de factice.



L’impression se renforce, dans Arden Road, alors que je tombe sur une maison visiblement à vendre. Sur le perron sont rassemblés des hommes en costumes et des gars vêtus de jeans. À leurs pieds, sont entreposées gerbes et bouquets.
Ce pourrait être une scène extraite d’un Six Feet Under à l’anglaise – c’est ce à quoi ça fait penser. Mais il n’y a nulle caméra alentour. Et pas plus de corbillard.
Si bien que je finis par me demander s’il ne s’agit pas là plutôt d’un mariage…

mercredi 9 février 2011

Un autre Hollywood



239e jour - Dans le monde réel, on peut vouloir se rendre à Hollywood, Comté de Wicklow, Irlande, et ne pas y parvenir. La mésaventure est arrivée à quelqu’un que je connais. C’était lors de vacances et Hollywood, à cause de son nom, avait quelque chose d’attirant.



Seulement voilà : tous les accès au village ce jour-là, m’a expliqué cette personne, étaient mystérieusement barrés. Impossible d'y accéder ! Et elle a eu la désagréable impression de se retrouver projetée dans un film de David Lynch – sensation renforcée, peu après/un peu plus loin, lors d’une halte dans une épicerie tenue par un nain dont le visage, situation déroutante, était dissimulé par le comptoir derrière lequel il se trouvait.



Cette personne, me racontant son histoire, m’a d’une certaine façon mandaté – ou disons, au moins, qu’elle m’a donné l’envie d’aller voir et pour cela je la remercie.



mardi 8 février 2011

Juste une image - Campinas


238e jour - Il est parfois difficile de dire ce qui retient l’attention : la forme d’un nuage ? la qualité d’une lumière ? ou des aplats de couleur dans le décor ? des mots sur une affiche ou sur une banderole ?…
L’image est prise à Campinas, État de São Paulo au Brésil.

Les autres posts brésiliens :
• à Diamantina
• à Rio
• à Sete Lagoas

lundi 7 février 2011

Pour le plaisir - Las Vegas

 237e jour - Bien sûr, on se dit que tout cela est bien futile, et kitsch aussi, et peut-être même ridicule. Il n’empêche : on a bien envie d’aller voir.

dimanche 6 février 2011

Autoroute de l’Est - Paris


236e jour - Retour à Paris. Pas très loin des cheminées de la Rencontre de jeudi.
Des lignes, des formes géométriques. Et puis un arbre, un motard…
C’est à la sortie de Paris sur ce qui est déjà l’autoroute de l’Est.

samedi 5 février 2011

Aller voir - Syracuse

Avant que ma jeunesse s’use
Et que mes printemps soient partis
J’aimerais tant voir Syracuse
Pour m’en souvenir à Paris.

Syracuse (paroles : Bernard Dimey ; musique : Henri Salvador)

235e jour - Parfois les paroles d’une chanson suffisent pour donner envie d’aller voir.



vendredi 4 février 2011

Des réactions à la Rencontre d'hier


234e jour - La Rencontre d’hier a occasionné – c’est chouette ! – la réception d’une
foule de mails.
Il y a eu de mots d’encouragement, pas mal. Et puis des commentaires, des réactions.

De Stéphane F., par exemple, qui m’a écrit pour signaler qu’il avait visité le centre de retraitement lors des journées du patrimoine. Il termine son courrier sur une remarque amusée : “Je me demande aussi si l’on voit plus ces cheminées que la tour Eiffel depuis les rues de Paris ! Ce serait un comble tout de même.”

Ou alors de Jean-Luc V. Je cite : “Etant un fervent lecteurs de vos pérégrinations Googliennes et réelles, votre dernière aventure (N°6) autour de l’usine d’Ivry m’a très sérieusement interpellé !
En effet, le SYCTOM étant un de mes clients depuis quelques années, il m’a été donné de visiter l’intérieur.  
[…]
Pour revenir à Ivry et pour l’anecdote, ce n’est pas la plus importante des usines de traitement de la région parisienne mais par contre c’est le site le plus ancien, en effet à la fin du 19e (à vérifier mais il me semble bien que c’est ça) sur le même site il y avait déjà une usine de traitement des déchets de la métropole parisienne (et oui fallait bien se débarrasser des déchets même s’il y en avait moins que maintenant).
Les deux cheminées ont très souvent été utilisées pour illustrer des articles sur la pollution en région parisienne, la plupart du temps par ignorance des utilisateurs des images et ceci au grand dam de la com du Syctom ! Les filtres installés sur les deux cheminées permettent d’obtenir un taux de rejet dans l’atmosphère de particules nocives d’environ 60 % en dessous de la norme préconisée !!! C’est donc moins polluant que nos pots d’échappement (étonnant non !?)
Pour en savoir plus (y’a pas mal d’infos sur Ivry) :
http://www.syctom-paris.fr/edi/traiter/hist/index.htm

jeudi 3 février 2011

La rencontre, chap. 6 - Nouvelle formule !


233e jour - Les Rencontres Dreamlands/Deux ou trois choses changent de formule. La nouvelle règle du jeu : on ne propose plus une image mais un lieu d’exploration. Au jour J, on publie – Yannick Vallet, moi – au même instant le fruit de nos reportages respectifs, lui dans le réel, moi dans l’immatériel…
Pour cette nouvelle aventure, j’ai proposé, parce qu’elles me fascinent, les deux cheminées du centre de traitement des ordures ménagères d’Ivry – tout juste à la sortie de Paris…

 1. Ce n’est pas à Paris qu’elles se trouvent comme je l’ai longtemps cru mais à Ivry dans la proche périphérie.



2. Je ne me souviens pas de la première fois où je les ai vues. C’est un peu comme si elles avaient toujours fait partie du décor.



3. Je les vois régulièrement quand je prends le train vers le sud – gare de Lyon ou gare de Bercy – et c’est toujours un enchantement.



4. Les volutes qui s’en dégagent, parfois, se fondent avec la grisaille du ciel si bien qu’on pourrait les croire fabriques de nuages.



5. Elles me fascinent – elles sont aussi déterminantes dans la construction mentale que je me fais du paysage parisien que la tour Eiffel ou le Sacré-Cœur par exemple. C’est d’autant plus vrai que ces derniers monuments, je ne les aperçois finalement que très peu.



6. Jamais elles ne semblent s’arrêter de cracher... Et les panaches de vapeur d’eau qui s’en dégagent, fonction de la lumière, des courants de l’air, épousent mille formes, mille couleurs.



7. Ambivalence. Elles ont tout à la fois quelque chose d’angoissant – on ne sait pas trop ce qu’elles recrachent – et d’apaisant – elles sont le pouls de la ville, sa respiration.



8. Elles sont associées pour moi – avant tout et à tout jamais – aux Bluets, la maternité dont une partie des chambres et des salles de travail donnent sur leurs sommets.
Des Bluets, j’ai eu le temps de les observer, longuement – avant et après que Sacha soit né.



9. J’ai caressé le projet de les photographier de l’ensemble des points de Paris à partir desquels elles sont visibles. Et de dresser une carte aussi, sur laquelle seraient indiqués les rues d’où elles sont observables. C’est, d’une certaine façon, ce que j’ébauche ici.



10. Si j’en crois la documentation accessible sur le net, les gaz de combustion, avant d’être rejetés, sont épurés ; ils sont lavés à travers un filtre formé de fines particules d’eau ; ils sont analysés au cœur même de la cheminée.



11. Se documentant, on peut également apprendre que le centre d’incinération dispose d’une capacité de traitement de 730 000 tonnes d’ordures ménagères par an – et aussi, corollairement, qu’un habitant de la région parisienne produit plus de 500 kg de déchets ménagers par an !



12. J’ai amassé des images – pas tant que ça, en fait, car la lumière était souvent médiocre. Je suppose que Yannick en a fait tout autant. Je l’imagine volontiers, appareil à la main et tournant autour de l’usine de retraitement ou alors cherchant un promontoire alentour, histoire de disposer d’un point de vue dégager.
Sans doute a-t-il écrit aussi. Je ne sais pas. C’est une surprise – pour moi comme pour vous – et c’est ici : Deux ou trois choses.

Séance de rattrapage. Les Rencontres 1 à 5 sont accessibles à partir de l’onglet Rencontres en haut de page.

mercredi 2 février 2011

Homonymie - London


231e jour - Hier, j’étais à Londres. Aujourd’hui, la vie est incroyable, je suis à London, Ontario. Bon, je dois reconnaître que si je suis tombé sur London, c’est un peu par hasard alors que je m’amusais à rebondir d’un point à l’autre du territoire canadien. Je n’en avais jamais entendu parler jusque-là. C’est étrange parce que c’est une vrai belle grande ville : 350 000 habitants – 450 000 si on compte l’ensemble de l’agglomération (London est tout de même la 11e ville canadienne par sa taille !).



Il y a, je m’en rends compte déambulant downtown et tombant parfois sur panneaux et pancartes mentionnant le nom de la ville, un plaisir certain dans le jeu de l'homonymie – c’est un peu comme se retrouver face à un sosie très imparfait.
Du coup, je me dis qu’il va falloir explorer le filon. Bagdad, Californie ou Florence, Alabama pourraient constituer de stimulantes prochaines étapes de ce voyage…

mardi 1 février 2011

Les débuts - Londres


231e jour - Je poursuis ma lecture de Life de Keith Richards (voir post du 22 janvier).
Page 121 : Les Rolling Stones ont passé la première année de leur existence à essayer de rester à sec, à voler de la bouffe et à répéter. Ça nous coûtait, d’être les Rolling Stones. L’appart où on vivait, Mick, Brian et moi, au 102 Edith Grove à Fulham, était vraiment répugnant, et pour nous c’était presque une activité professionnelle d’aggraver encore son état, mais de toute façon, on n’avait pas les moyens de l’arranger. […]





Il y avait deux lits, des matelas à même le sol, pas de meubles pour ainsi dire, et un tapis usé jusqu’à la corde. On ne décidait jamais à l’avance qui dormirait où, et ce n’était pas très important parce qu’on finissait en général par se réveiller tous les trois par terre, à côté de l’énorme meuble radio-tourne-disque que Brian avait apporté avec lui, superbe prouesse technologique des années 50.



Life, Keith Richards, éditions Robert Laffont.