lundi 12 novembre 2018

La rue la plus dangereuse du royaume - Londres




2284e jour - Les médias anglais l’ont déclarée la rue la plus dangereuse du royaume : Vallentin Road, Walthamstow, dans le nord-est de Londres. Une centaine de crimes graves – fusillades, incendies criminels, agressions sexuelles… – y seraient recensés chaque année. Des histoires de drogue, de gangs rivaux… Walthamstow compterait une douzaine de gangs au total. Celui qui semblerait avoir pris le dessus dans la rue – celui des Mali Boys – serait composé de gamins ayant fuit, il y a quelques années de ça, la Somalie déchirée par la guerre et des atrocités auxquelles ils auraient eux-même parfois pris part.




Une des caractéristiques des bandes, ici comme un peu partout dans Londres depuis quelque temps, est un goût immodéré pour l’usage d’armes blanches – couteaux, machettes ou sabres – une façon d’impressionner ceux que l’on considère ses ennemis. Sinon, les organisateurs du trafic sont sans pitié. Ils surveillent les revendeurs à l’aide des balises GPS de leurs téléphones et les obligent à vendre de grandes quantités avant de pouvoir espérer se reposer. Ils envoient des enfants traîner autour du commissariat local, à dix minutes à pied, pour noter les numéros de plaques d’immatriculation des voitures particulières des officiers afin de pouvoir les menacer plus tard.
Quand on se promène dans Vallentin Road à travers Street View, on ne voit rien de tout ça.

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vendredi 9 novembre 2018

Les maisons fantômes - Cologne







2283e jour - En Allemagne, il est, semble-t-il, très facile, dans Street View, de faire masquer son immeuble, sa maison ou même sa voiture. Ça donne souvent aux paysages traversés un air étrange, fantomatique.
J’aimerais comprendre ce que les gens qui font la démarche cherchent à cacher.

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jeudi 8 novembre 2018

Regarder le passé - Leesburg



2282e jour - Jason Powell s’est fait une spécialité de retrouver les lieux de photographies passées pour repositionner ces dernières dans leur contexte à travers une vertigineuse mise en abîme. Bien sûr, il n’est pas le seul à opérer ainsi mais son travail, par la somme des images qu’il a fini par cumuler, est impressionnant.
J’ai choisi ici une de ses images au hasard, prise à Leesburg, Virginie, presque à l’angle de King Street et de Market Street. Me retournant, pour ma part, j’ai découvert un type, tatouages et casquette vissée sur le crâne, saisi en plein doigt d’honneur. Le doigt d’honneur, d’une certaine façon, je l’ai pris pour moi et je me suis demandé si Jason Powell avait lui aussi connu pareille mésaventure.
Les photos de Jason Powell sont visibles, entre autres, ici !



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mercredi 7 novembre 2018

Les volleyeuses - Scampia


2281e jour - À Scampia, j’ai également observé de jeunes volleyeuses en train de s’entraîner. Elles semblaient s’éclater. Je me suis dit que c’était peut-être là une façon de relativiser les choses (de ne pas forcément rester dans l’idée reçue, la caricature).

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mardi 6 novembre 2018

Retourner là où je n’oserai jamais aller - Naples





2280e jour - Depuis une semaine, j’enchaîne les épisodes de Gomorra, la série adaptée par Roberto Saviano à partir de son livre éponyme et bien sûr, après chaque épisode, j’ai envie d’aller voir…

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lundi 5 novembre 2018

Les lieux d’une image - Detroit


2279e jour - L’image du haut a été prise dans Livernois Avenue, à Detroit, dans les années soixante. C’est bizarre d’imaginer la splendeur passée (au moins au niveau des couleurs).
Les lieux, j’ai eu du mal à les trouver parce que je cherchais le “décroché” entre les deux bâtiments sans me douter que le premier avait été doté, depuis, d’une extension.

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samedi 27 octobre 2018

Courte pause

Le voyage s’arrête une petite semaine. Reprise du trafic le 5 novembre. En attendant, si vous êtes en manque de voyage, vous pouvez toujours aller là :
Radio Garden
ou là :
Radiooooo
À très bientôt.
O.

vendredi 26 octobre 2018

Croisés - Playa del Carmen


2278e jour - Matinée passée à arpenter la plage. Pas grand monde. Deux souvenirs.
Petit a. J’observe un homme qui photographie sa compagne, deux-pièces blanc et peau déjà raisonnablement hâlée. Elle prend la pose, longuement. J’aimerais la photographier aussi. Évidemment, je n’ose pas.
Petit b. Plus loin, c’est un vigile qui m’obnubile, celui de la résidence. Il reste là, en bordure du terrain qu’il est censé protéger. Il ne bouge pas. Il m’observe alors que je me déplace. Il ne me quitte pas des yeux. À sa taille, heureusement glissée dans son fourreau, il y a une arme. Je n’aimerais pas qu’il me juge suspect, moi qui déambule sans avoir rien d’un touriste ; je n’aimerais pas qu’il essaye de m’impressionner.




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jeudi 25 octobre 2018

Bob’s Java Jive - Tacoma



2277e jour - C’est sous le nom de Coffee Pot Restaurant que l’établissement est né. C’était en 1927. Voulu par Otis Button, un vétérinaire de Tacoma, le bâtiment est le fruit de l’imagination de Bert Smyser, un artiste local.  ////  La théière/cafetière fait 7m50 de haut pour un diamètre de 9 m.  ////  D’abord drive-thru puis speakeasy ou gogo bar, les lieux sont rachetés en 1955 par Bob et Lylabell Radonich. Le nom “Java Jive”, choisi par Lylabell, vient d’une chanson des Inn Spots. Bob rêve de transformer le lieu en club à la programmation éclectique.  ////  Dans les années soixante, le Bob’s Java Jive est un des premiers clubs à ouvrir sa scène à The Ventures, avant qu’ils ne percent nationalement.  ////  À l’intérieur, il y avait une “Jungle Room” où vivaient deux chimpanzés, Java et Jive.  ////  L’établissement, plus tard, est devenu un karaoké. Il a servi de lieu de tournage à plusieurs films dont I Love You To Death (1990, de Lawrence Kasdan, avec River Phoenix et Keanu Reeves et Say Anything (1989, de Cameron Crowe, avec John Cusack).  ////  Le quartier, aujourd’hui, est plus ou moins laissé à l’abandon mais l’édifice est toujours là. Danette Staatz, la fille de Bob et Lylabell a repris le flambeau avec son mari Jr McPherson. Depuis 2014, l’endroit est classé au National Register of Historic Places. Il s’anime toujours, le soir, à partir de 20 heures. Il est ouvert jusqu’à 2 heures.

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mercredi 24 octobre 2018

Images de Cincinnati










2276e jour - Dans certains quartiers de Cincinnati (comme dans beaucoup de villes américaines sans doute), il est facile d’imaginer ce que pourrait être un monde duquel les hommes auraient disparus.

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mardi 23 octobre 2018

Le Cobra de Cincinnati

2275e jour - Une vie (résumé), d’après Wikipédia : Ezzard Charles, boxeur américain né en 1921 à Lawrenceville, Géorgie, et mort en 1975 à Chicago. Surnommé le Cobra de Cincinnati, il est souvent considéré comme le plus grand mi-lourds de l'histoire. C'est pourtant dans la catégorie reine des lourds qu'il s'est fait un nom.
Il commence la boxe très jeune. À 18 ans, il remporte le titre des poids moyens aux Golden Gloves. Invaincu après 42 combats amateurs, il passe professionnel un an plus tard. Son punch fait des ravages en mettant un terme à 17 de ses 24 premiers affrontements. Monté en mi-lourds, il domine Archie Moore et Joey Maxim pour s'installer parmi le gotha de la catégorie. Son habilité et sa frappe lui valent le surnom du Cobra. Malheureusement le 20 février 1948, son venin se révèle mortel pour Sam Baroudi, l’un de ses adversaires.
Traumatisé par ce décès, Ezzard Charles adopte un style plus défensif et montre une certaine réticence à user de sa puissance. Sa mobilité devient son meilleur atout lorsqu'il débarque chez les lourds malgré un poids de 84,5 kg. Le retrait des rings du roi Joe Louis en juin 1949 lui offre la chance de disputer le titre vacant des lourds (NBA). Le 22 juin 1949 à Chicago, il domine aux points Jersey Joe Walcott.


Il conserve sa couronne mondiale à huit reprises au cours des deux années suivantes. Sa quatrième défense, qui est également une réunification, l'oppose à son idole Joe Louis, sorti de sa retraite pour un imprudent come-back. Charles l'emporte largement aux points, le 27 septembre 1950 au Yankee Stadium de New York, mais le public, qui aurait préféré voir le Brown Bomber renaître de ses cendres, boude son succès.
C'est un uppercut du gauche de Jersey Joe Walcott qui met fin à son règne, le 18 juillet 1951. La revanche, onze mois plus tard, tourne encore à l'avantage du nouveau champion. La défaite de Walcott devant Rocky Marciano lui offre une nouvelle possibilité d'être le premier à reprendre le titre de la catégorie reine. Mais à deux reprises il échoue devant l'invincible Marciano.
Après ces deux terribles combats, Charles ne sera plus le même. Usé, il perd même treize de ses vingt-trois dernières sorties. Il se retire sans un sou, contraint à catcher et à animer un night-club pour nourrir ses trois enfants. En 1968, on lui diagnostique une sclérose latérale amyotrophique. Ezzard Charles s'éteint le 27 mai 1975, à l’hôpital des vétérans de Chicago, six jours avant ses 54 ans.

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lundi 22 octobre 2018

Une forme d’art - Cincinnati


2274e jour - Il est parfois pénible de ne pas savoir quel sens donner à ce que l’on voit (Clinton Avenue, dans l’est de la ville).

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