lundi 18 juin 2018

Émois - Cap d’Ail


2207e jour - J’aime quand sur une photo l’eau semble résine, solide, dense, éclatante.
J’aime quand cette eau semble rayonner parce qu’éclairée de l’intérieur.
J’aime, observant cette eau figée, découvrir une multitude de bleus, de verts, de gris, et mille autres teintes encore.

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vendredi 15 juin 2018

Le couple des rochers - Cap d’Ail



2206e jour - Pas un chat dans les parages. Il n’y a qu’eux, et moi qui les observe…

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jeudi 14 juin 2018

10 fois 5 rue Pierre Sémard - Paris et ailleurs











2205e jour - Parce que j’habite un 5, rue Pierre Sémard, je rêve d’explorer, de façon systématique, tous les 5 rue Pierre Sémard de France et d’ailleurs (il y en a plus d’une centaine).
Parce qu’elles honorent un syndicaliste (secrétaire général de la Fédération des cheminots CGT), dirigeant du Parti communiste français fusillé par les allemands en 1942, les rues Pierre Sémard sont souvent situées au cœur de communes ayant un passé de gauche. Elles ont dû connaître des époques heureuses mais aujourd’hui, les traversant, on croise plus souvent l’abandon, la ruine, que l’activité florissante. Ces rues Pierre Sémard disent quelque chose, me semble-t-il, d’une France des régions et des banlieues particulièrement secouées par la/les crise(s).
Images prises, dans l’ordre à Paris, Grenoble, Le Blanc-Mesnil, Nîmes, Oullins, Alfortville, La Voulte-sur-Rhône, Périlleux, Évreux et Bègles.

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mercredi 13 juin 2018

Vertigineux - Jeongdongjin Beach




2204e jour - De là-haut, la ville semble être un jouet, un circuit de train miniature. Les maisons, les voitures, on voudrait les saisir délicatement, entre deux doigts, pour les déplacer. Quant aux gens, c’est simple, on pourrait les croire pucerons fragiles, à la merci du moindre élan malveillant.

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mardi 12 juin 2018

Seul - Jeongdongjin Beach


2203e jour - Au départ, c’est elle qui avait eu l’idée : allez voir la mer. Hors saison. “T’imagines ? La plage rien que pour nous !”. Moi, je n’étais pas très chaud mais pour elle j’étais prêt à tout… Finalement, alors que je venais de poser mes jours, elle a appelé : la grosse tuile, obligée de remettre, un déplacement à Daegu, un gros contrat, son patron hospitalisé, pas le choix.
Je suis seul face à la mer. Mes vêtements ne sont pas assez chaud (la météo annonçait une quinzaine de degrés, il en fait cinq ou six de moins). J’aimerais que le téléphone sonne et que ce soit elle. Je lui chuchoterais que je l’aime mais elle aurait du mal à comprendre à cause des vagues. Elle me demanderait de répéter. Je lui dirais : “attends ! Je t’envoies une image !”. Alors, dans le sable, je dessinerais un cœur. Je reculerais de quelques pas au risque de me mouiller, pour le photographier.

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lundi 11 juin 2018

Le bateau suspendu - Jeongdongjin Beach






2202e jour - Corée. Le Sun Cruise Resort & Yacht n’a jamais connu la mer. Et pour
cause : construit directement sur une falaise donnant sur la mer du Japon, ce navire de croisière n’en est pas un. C’est un faux : un simple hôtel construit “à la manière de”.
L’apercevant, la première fois (et pensant que c’était réellement un navire), je me suis demandé comment on avait bien pu le hisser à une telle hauteur (et j’ai eu une pensée pour Fitzcarraldo, Herzog et Kinski père). Il va sans dire que j’ai été un peu déçu de découvrir sa véritable histoire.

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vendredi 8 juin 2018

L’accompagnatrice - Sacramento







2201e jour - Elle attend, parfois à distance du photographe, elle marche, boit un café, disparaît à l’intérieur d’une boutique, réapparaît, attend encore…
Est-elle mandatée par le centre commercial pour vérifier que tout sera fait dans les normes, qu’il n’y aura pas d’oubli ou alors est-elle l’amie – Allez quoi, viens avec moi, histoire que je me sente moins seul. Après, promis, on se fait un restaurant – de celui qui tient l’appareil ?

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jeudi 7 juin 2018

Des airs d’ogres - Sacramento




2200e jour - Saisis en contre-plongée, ils ont l’air d’ogres. Mais peut-être, après tout, en sont-ils…
Consommateurs attablés à la Cheesecake Factory du centre commercial Arden Fair, au nord-est de Sacramento.

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mercredi 6 juin 2018

Cinq pavés sur la chaussée - Paris


2199e jour - C’est au débouché de la rue de la Croix Faubin, à son intersection avec la rue de la Roquette que l’on devine sur la chaussée cinq pavés longilignes incrustés dans le bitume (sur l’image ci-dessus, l’un des pavés est masqué par un des véhicules garés).



Ces cinq pavés à peine perceptibles restent l’ultime témoignage de la présence de la guillotine à cet endroit. Celle ci se trouvait face à l’entrée des prisons de la Roquette (la Petite, la Grande) définitivement démolies en 1974. Les dalles servaient à caler l’échafaud pour assurer une glisse parfaite de la lame jusqu’à la nuque du condamné. Descellées après la fermeture des prisons, on tenta de les vendre au Musée Carnavalet qui les refusa. Elles furent donc remises en place en suivant leurs positionnements originels épousant la forme d’une croix de Saint André.
Entre 1851 et 1899, plus de 200 condamnés perdirent la tête à cet endroit précis.

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mardi 5 juin 2018

La Tric - Gambais



2198e jour - La maison de l’horreur, article publié dans le numéro 82 de Society (31 mai - 13 juin) :
“Maison au passé historique. Belle allure générale.” Prix de vente : 450 000 euros. Ces dernières semaines, à Gambais, dans les Yvelines, la maison d’Henri Désiré Landru, “premier tueur en série français” était à vendre. 
[…]
C’est ici, dans la villa Tric avec son toit en ardoise et ses allures de veille demeure bourgeoise, qu’en août 1915 Landru s’installa sous le faux nom de Freymet.
Sept de ses onze victimes furent assassinées ici, à l’intérieur de sa villa de 180 mètres carrés, entre 1915 et 1919.
Ces sept victimes se sont :
Berthe-Anna Héon veuve de 55 ans, femme de ménage ;
Anna Collomb, veuve de 44 ans, secrétaire dans une compagnie d’assurance ;
Andrée Babelay, 19 ans, domestique chez une cartomancienne ;
Célestine Buisson, veuve de 44 ans, femme de ménage ;
Louise Jaume, âgée de 35 ans, séparée de son mari, en instance de divorce ;
Anne Marie Pascal, divorcée âgée de 36 ans couturière ;
Marie Thérèse Marchadier, 38 ans, ancienne prostituée, tenancière d’une maison de passe à Paris.
En 1918, plusieurs parentes des femmes disparues s’inquiètent et écrivent au maire de Gambais. La gendarmerie est alertée? Landru, qui se cachait sous divers faux noms est arrêté le 12 avril 1919 à son domicile parisien, rue Rochechouart. Condamné à la peine de mort, il est guillotiné le 25 février 1922. La maison, elle, est restée.
Tour à tour, La Tric aurait été une maison de passe puis un restaurant, avant de redevenir une habitation.
Finalement, la maison vient d’être vendue. Bientôt s’y installeront de nouveaux propriétaires. Souhaitons-leur de vivre là des instants heureux.

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lundi 4 juin 2018

L’éphémère des choses - Leipzig




2197e jour - Les bâtiments du “Stadtbad” de Leipzig datent de 1919. Deux ailes, une partie centrale en retrait de la rue abritant une grande piscine. En fait, il y avait deux piscines séparées : l’une pour les femmes, l’autre pour les hommes. Celle destinée aux hommes était légèrement plus grande et disposait d’un tremplin de trois mètres ainsi que d’une machinerie de vagues artificielles allant jusqu’à un mètre de haut (c’était le premier système du genre dans une piscine couverte). Le Stadtbad proposait tout un lot d’offres médico-thérapeutiques ainsi que des saunas construits dans un style islamo-mauresque.
Les bains ont été fermés en 2004 en raison de défauts de structure. Les images saisies par la Google Car datent de 2008. Depuis, l’espace a été en partie réhabilité et la grande piscine est devenue une salle de spectacle.





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vendredi 1 juin 2018

Voir des villages, des collines, des déserts là où il n’y a rien… - Kuakata


2196e jour - Ce pourrait être une vue aérienne, un paysage grandiose survolé…
Au 787e jour de ce voyage (c’était le 1er septembre 2012), je citais Léonard de Vinci, un propos extrait de Traité de la peinture :
Si tu regardes des murs souillés de beaucoup de taches ou faits de pierres multicolores avec l’idée d’imaginer quelque scène, tu y trouveras par analogie des paysages au décor de montagnes, rivières, rochers, arbres, plaines et collines de toutes sortes. Tu pourrais y voir aussi des batailles et des figures aux gestes vifs et d’étranges visages et costumes et une infinité de choses.
Ces propos résonnent à nouveau en moi alors que j’observe, fasciné, le sol marqué de mille traces d’une cour située à l’arrière d’un hôtel de Kuakata, dans l’extrême sud du Bangladesh.



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