Affichage des articles dont le libellé est Patrick Modiano. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Patrick Modiano. Afficher tous les articles

vendredi 22 août 2025

Fleurs de ruine - Paris



3599e jour - Lecture. Fleurs de ruine de Patrick Modiano, en édition de poche, page 23 : 
Nous sommes restés seuls dans le salon, quelques minutes, et je fais un effort de mémoire pour rassembler le plus de détails possible. Les portes-fenêtres qui donnaient sur le boulevard étaient entrouvertes à cause de la chaleur. C'était au 19 du boulevard Raspail. En 1965. Un piano à queue tout au fond de la pièce. Le canapé et les deux fauteuils étaient du même cuir noir. La table basse en métal argenté. Un nom comme Devez ou Duvelz. La cicatrice sur la joue. Le chemisier dégrafé. Une lumière très vive de projecteur, ou plutôt de torche électrique.

 /////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

 

lundi 10 juin 2024

La rue Dora Bruder - Sevran










3364e jour - Parce que Dora Bruder est un de mes livres de chevet, j’aime l’idée qu’il existe une rue qui lui soit dédiée, à elle, cette jeune fille de confession juive disparue en déportation et “immortalisée” par Patrick Modiano. Je n’aime pas que cette rue soit située dans un de ces quartiers fraîchement construits, fait de béton et de verre – appelés à mal vieillir. Et pas plus je n’aime que la rue Dora Bruder soit en fait une impasse.

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

vendredi 20 octobre 2023

Les lieux d’un autre passage - Paris, Ajaccio


3219e jour - Un autre extrait de La danseuse de Patrick Modiano, page 79 cette fois-ci :
Un après-midi, je l’avais accompagnée chez Repetto pour qu’elle s’achète des chaussons de danse et des collants, et nous avions échoué dans un bar étroit et profond, boulevard des Capucines, Le Trou dans le mur, où elle retrouvait parfois ses amis danseurs de l’Opéra.
On avait l’impression que cet endroit n’avait pas changé depuis les années trente, comme une chambre murée depuis longtemps que l’on découvre en abattant une cloison […]. Voilà pourquoi, sans doute, cet endroit s’appelait Le trou dans le mur. De l’extérieur, sur le mur sombre, il était très difficile de repérer l’entrée.

Le Trou dans le mur n’existe plus. Cherchant un peu, on peut découvrir que le 23 février 1848, un boulet de canon transperça le mur de la loge de la concierge du 23 boulevard des Capucines, créant une ouverture béante dans la façade. La concierge, miraculeusement épargnée, eut l’idée de replâtrer le mur de manière à laisser apparente la trace du boulet et d’exploiter cet attentat en ouvrant un débit de boisson auquel elle donna le nom de Trou dans le mur. L‘endroit devint très vite un lieu à la mode jusqu’à la fin du XIXe siècle où il devint un bar anglais.

Le trou dans le mur du boulevard des Capucines n’existe plus. Par contre, un établissement porte ce nom à Ajaccio, boulevard du Roi Jérôme, proche du port. C’est une brasserie. On y consomme, paraît-il, une cuisine traditionnelle, du poisson frais…

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

jeudi 19 octobre 2023

Les lieux d’un passage (de livre) - Saint-Leu-la-Forêt






3218e jour - La Danseuse de Patrick Modiano, page 57 :
Elle se souvenait de la maison de Verzini, à Saint-Leu-la-Forêt, rue de l’Ermitage, où elle avait habité avec le père du petit Pierre. Une femme était souvent là, que l’on appelait "Mme Juan", une femme de l’âge de Verzini. Elle avait toujours été gentille et l’encourageait quand elle avait commencé à prendre des cours de danse.

Arpenter la rue de l’Ermitage. Se demander, croisant des pavillons : lequel est celui du livre ?

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

vendredi 12 mai 2023

Place de l’Étoile - Stella Plage




3133e jour - Je ne sais pas à quoi ressemble la place de l’Étoile, celle de Stella Plage, en pleine saison quand les vacanciers sont en masse mais, aux premiers jours du printemps, quand ne résident là qu’une poignée de retraités, elle semble être un écho lointain, avec son sable qui couvre, à La Place de l’Étoile, celle de Patrick Modiano.




 

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

mercredi 31 décembre 2014

À égale distance - Paris

1479e jour - À égale distance du 43 boulevard Ornano évoqué hier et du 41 mentionné la veille, au moment où est passée la Google Car (en août 2014), se tenait une famille : un père, une mère, deux enfants. Ils n’ont, bien sûr, rien à voir avec Dora Bruder et pourtant… Autant qu’elle peut-être, ils disent la fragilité de la condition humaine. Autant qu’elle ils m’ont l’air de fantômes à l’échelle du monde.

///////
 Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

mardi 30 décembre 2014

Lire (relire) Dora Bruder (encore et encore) - Paris


1478e jour - Dora Bruder de Patrick Modiano, une poignée de phrases dans les premières pages :
À partir de neuf heures du soir, le boulevard était désert. Je revois encore la lumière de la bouche du métro Simplon et, presque en face, celle de l’entrée du cinéma Ornano 43.
[…]
J’ai appris plus tard que l’Ornano 43 était un très ancien cinéma. On l’avait reconstruit au cours des années trente, en lui donnant une allure de paquebot. Je suis retourné dans ces parages au mois de mai 1996. Un magasin a remplacé le cinéma. On traverse la rue Hermel et l’on arrive devant l’immeuble du 41 boulevard Ornano, l’adresse indiquée dans l’avis de recherche de Dora Bruder.

///////
 Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

lundi 29 décembre 2014

Lire (relire) Dora Bruder - Paris


1477e jour - Dora Bruder de Patrick Modiano, les premiers mots :
Il y a huit ans, dans un vieux journal, Paris-Soir, qui datait du 31 décembre 1941, je suis tombé à la page trois sur une rubrique : “D’hier à aujourd’hui”. Au bas de celle-ci, j’ai lu :

“PARIS
On recherche une jeune fille, Dora Bruder, 15 ans, 1m55, visage ovale, yeux gris-marron, manteau sport gris, pull-over bordeaux, jupe et chapeau bleu marine, chaussures sport marron. Adresser toutes indications à M. et Mme Bruder, 41 boulevard Ornano, Paris”

///////
 Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

jeudi 8 novembre 2012

L'herbe des nuits - Paris

856e jour - L'herbe des nuits de Patrick Modiano, éditions Gallimard.
Page 81, je lis :
J'avais été étonné de recevoir un mot d’Aghamouri 28 rue de l’Aude, où je louais une chambre. Comment pouvait-il connaître mon adresse ? Par Dannie ? Je l'avais emmenée plusieurs fois rue de l’Aude, mais bien plus tard il me semble. Mes souvenirs sont confus. Aghamouri avait écrit dans sa lettre : “Ne parlez de ce rendez-vous à personne. Surtout pas à Dannie. Que cela reste entre nous. Vous comprendrez.” Ce “vous comprendrez” m'avait inquiété.

///////
 Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci.