dimanche 11 septembre 2011
En rouge et jaune - Köping
440e jour - À Köping, mon attention a également été attirée par :
- une jardinière – certes agrémentée d'éléments de signalisation – posée en pleine chaussée ;
- des panneaux d'interdiction Gäller även moped ;
- un panneau indiquant un hameau très proche (1 kilomètre) portant un nom de chanteuse islandaise…
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samedi 10 septembre 2011
Je n'étais encore jamais allé en Suède - Köping
439e jour - Je n'étais bizarrement encore jamais allé en Suède. C'est maintenant chose faite.
1 heure passée dans une ville choisie en pointant au hasard : Köping dans le centre du pays, 25 000 habitants et un nom qui, en suédois, signifie le marché…
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1 heure passée dans une ville choisie en pointant au hasard : Köping dans le centre du pays, 25 000 habitants et un nom qui, en suédois, signifie le marché…
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vendredi 9 septembre 2011
Les voyages des autres (2) - Montréal
438e jour - Elle s'appelle Aurore. Elle est française et vient d'emménager à Montréal.
Elle était à la recherche sur Google Maps d'un magasin sensé être proche de chez elle quand elle s'est dit – délicate attention – qu’elle pourrait m'envoyer, en guise de “petite carte postale”, une vue de son nouveau quartier.
Ne me reste plus maintenant, virtuellement, qu’à lui rendre une petite visite…
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jeudi 8 septembre 2011
Taksi - Helsinki
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mercredi 7 septembre 2011
Résistance - Tokyo
436e jour - Des maisons clous (voir post d'hier), on peut en apercevoir du ciel – et qui plus est survolant un aéroport.
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C'est à Narita – aéroport international de Tokyo – que les images ci-dessus ont été prises. Et le bâtiment retranché derrière ses hautes murailles (mur antibruit ? anti-accident ?) n'est rien d'autre qu'un corps de ferme.•
Ils ont été quelques-uns, lors de la construction, les fermiers à refuser obstinément de vendre leurs terres. Alors, les architectes ont dû s'adapter. Et les pistes, en plusieurs endroits, abandonnent leurs tracés rectilignes pour se répandre en d'improbables courbes./////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci.
mardi 6 septembre 2011
Maisons clous - Washington
435e jour - L’Edith Macefield du post d'hier n'est pas seule. Me documentant, je découvre d'autres propriétaires – des utopistes ? des fous ? – qui ont tenu vaille que vaille jusqu’à se retrouver dans une situation insensée.
Je découvre également qu'un terme – maison clou (nail house) – a été inventé.
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Wikipédia : Une maison clou (钉子户 dīngzihù) est une maison que le propriétaire (parfois appelé clou tenace) refuse de céder ou de quitter en dépit de son inclusion dans un projet immobilier conditionné par la libération de la totalité des terrains alentour. L'expression est un jeu de mot inventé par les promoteurs immobiliers chinois pour faire référence à un clou en partie enfoncé dans du bois et qui ne peut disparaître qu'à coups de marteau.•
L’image en tête de post a été prise dans Massachusetts Avenue Northwest,
Washington DC.
Source de l'information : Google Sightseeing
dimanche 4 septembre 2011
Elle s’appelait Edith Macefield - Seattle
434e jour - Elle s’appelait Edith Macefield et elle habitait un minuscule mais coquet pavillon dans le quartier de Ballard (un ancien village de pécheurs) dans le nord-ouest de Seattle. Elle s’était installée là en 1966. À l’époque, alentour, ce n’était que modestes demeures et terrains vagues. Mais bon, ça lui allait très bien.
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À l’orée des années 2000, des promoteurs décidèrent de construire un complexe commercial dans le coin – c’était un projet d’envergure. La maison d’Edith Macefield était sensée faire place à un supermarché ou à une salle de fitness.Les promoteurs proposèrent de l’argent. Beaucoup. Elle refusa. Ils surenchérirent – ils montèrent jusqu’à 1 million de dollars ! Edith Macefield entra en résistance.
Pressions, intimidations… Le combat, j’imagine, fut épique. Mais Edith Macefield ne céda pas.
Alors, de guerre lasse, les promoteurs décidèrent de construire quand-même. Et d’enclaver le pavillon d’Edith Macefield – autant qu’ils le pourraient – avec de hauts murs sans fenêtres.
La Google Car est passée dans Northwest 46th Street alors que le chantier était déjà bien avancé. La voiture bleue qu’on voit sur les images est celle d’Edith Macefield.
Edith Macefield, depuis, est morte un jour de juin 2008 – d’un cancer du pancréas. Elle avait 86 ans. Elle s’est éteinte dans sa maison, sur un lit improvisé dans le salon car elle n’avait plus la force de monter à l’étage où était sa chambre à coucher.
On sait d’elle qu’elle aimait l’opéra, Sinatra ou Garbo, qu’elle aimait visionner des films sur vidéocassettes.
Son histoire n’est pas sans rappeler celle de Là-Haut (Up), le film d’animation de Pete Docter et Bob Peterson. Les studios Pixar, du reste, ne s’y sont pas trompés en lançant la campagne de promotion du film en accrochant une flopée de ballons au toit de la maison de la défunte – la reprise médiatique, aux États-Unis, a été sensationnelle.
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Voilà. Étrangement, c’est Barry Martin, un type qui travaillait sur le chantier, qui a hérité de la maison – Edith Macefield voulant le remercier pour la gentillesse qu’il avait manifesté lors de la construction (il avait accordé beaucoup de son temps à l’écouter, à l’aider ; il l’avait soutenue dans certaines démarches administratives, il l’avait transportée…). Et en juillet 2009, Barry Martin a vendu la maison à Greg Pinneo pour310 000 dollars. Greg Pinneo, cofondateur de Reach Returns (une de ces crapuleries de boîte de coaching managerial) étant décidé à utiliser la maison comme un bureau à partir duquel diriger son cabinet.
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Les lieux d'une image - San Francisco

433e jour - Far Out ! de Bernard Plossu, collection Sublime, médiapopéditions, extrait :
Je n'étais jamais allé aux États-Unis, j'avais 21 ans, en provenance du Mexique par la route, traversant tout le désert nord mexicain et le Texas et Los Angeles sans fin, dans une vieille guimbarde américaine, avec un ami américain qui m'emmène direct là : à San Francisco et à Big Sur.
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Je dois avouer que si j'avais déjà repéré certaines des photos de Bernard Plossu (par exemple, le portrait en pied fait à Paris de Dister et Bizot), je ne connaissais pas son nom. Grâce à Far Out ! ce manque est réparé. Et comment ! À croire que la collection Sublime porte bien son nom.Le livre, ce n'est pas la moindre de ses vertues, m'a donné envie d'aller jeter un œil – Haight-Ashbury, la City Lights Bookstore… – et de voir à quoi cela ressemblait aujourd'hui.
On reconnait vaguement les lieux mais bien des choses ont changé – il faut dire que l'époque n'est plus vraiment à l'insouciance…
samedi 3 septembre 2011
13, rue de la Tour-des-Dames - Paris
432e jour - Il suffit que je lise – dans un magazine, dans un livre –, que j'entende – à la radio, à la télé – une adresse pour qu’aussitôt je la note dans l'optique de bientôt aller voir.
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Le 13, rue de la Tour-des-Dames, par exemple, c'est sur France Inter que je l'ai découvert, dans un cycle d'émissions consacrées à Jacques Dutronc. Ce dernier, dans l'une d'elle, évoquait sa jeunesse passée du côté de Trinité. Le 13, rue de la Tour-des-Dames – il se souvenait parfaitement de l'adresse – était là où vivait alors un certain Jean-Philippe Smet qui n'allait pas tarder à se faire connaître sous le nom de Johnny Hallyday.vendredi 2 septembre 2011
Les voyages des autres (1) - Yannick Vallet
431e jour - Il y a quelques jours, j'ai lancé une sorte d'appel à contribution (voir post daté du 13 août). Yannick Vallet a été le premier à répondre à l'invitation… Voici, tels que je les ai reçus, les textes et images qu'il m'a fait parvenir !
Puis j'ai eu envie de retrouver quelques-unes des stations services photographiées pas Ed Ruscha en 1962 et rassemblées dans son Twenty Six Gasoline Stations. Mais après en avoir visité plus d'une cinquantaine en Arizona, en Oklahoma ou au Texas j'ai finalement abandonné. Trop peu de renseignements sur les adresses et surtout des images dans Google de trop mauvaise qualité, rendant quasi impossible leur identification.
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Mon idée première était d'aller visiter une ville qui m'a toujours fascinée, une capitale construite en trois ans et demi, il y a tout juste cinquante ans, grâce au génie d'Oscar Niemeyer : Brasília.Malheureusement, les Google cars ne sont pas encore arrivées jusque-là (au Brésil, seules São Paulo et Rio de Janeiro y ont eu droit) et j'ai dû me contenter des vues satellites.Puis j'ai eu envie de retrouver quelques-unes des stations services photographiées pas Ed Ruscha en 1962 et rassemblées dans son Twenty Six Gasoline Stations. Mais après en avoir visité plus d'une cinquantaine en Arizona, en Oklahoma ou au Texas j'ai finalement abandonné. Trop peu de renseignements sur les adresses et surtout des images dans Google de trop mauvaise qualité, rendant quasi impossible leur identification.
Alors je me suis rappelé d'une phrase (que je pensais, à tort, être la dernière du livre) à la fin de Entretien avec un vampire de Anne Rice :
"Vivement, le jeune homme écrivit : Lestat … près de l'avenue Saint-Charles. Vieille maison en ruine… voisinage miséreux. Chercher balustrades rouillées."
Il s'agit ici de la Nouvelle Orléans, ville où je décide donc finalement d'aller faire un tour pour tenter de retrouver ce décor.
Lorsque j'arrive au-dessus de l'Avenue Saint Charles, la première chose qui m'attire l'œil est ce tramway qui semble bien seul. Puis je finis par atterrir non loin de la Christ Church Cathedral à l'angle de la Sixième rue, mais je suis à nouveau déçu. La qualité des images est, là aussi, très mauvaise. Je me balade tout de même un peu.
Chose étrange, une seule image, devant la Cathedrale, n'est absolument pas en continuité avec les autres. On peut y voir de longues remorques garées tout autour du bâtiment. Certainement des loges maquillage ou de régie destinées au tournage d'un film (à l'intérieur de la cathédrale ?). Mais pourquoi donc ces grandes loges blanches n'apparaissent pas sur les autres vues ? Parce qu'elles cachaient la Cathédrale ? Parce que la production du film ne souhaitait pas qu'elles apparaissent ? Mystère !
Je décide donc de traverser la rue afin d'avoir une vue d'ensemble de la cathédrale. Malheureusement je me retrouve à nouveau avec un obstacle entre elle et moi : un tramway, plein d'une horde de touristes dont certains semblent me prendre en photo, me passe devant le nez !
Un peu plus loin, je ne peux résister à la tentation de photographier un très bel arbre. Mais les images un peu crades commencent à me fatiguer et je décide de reprendre de la hauteur. M'approchant du Mississippi tout proche, je suis attiré par de drôles de rectangles à la surface de l'eau.
Ce sont en fait des barges, vides ou pleines, remontant ou descendant le fleuve, poussées par des bateaux remorqueurs.
Et je me prends au jeu, survolant le Mississippi jusqu'à son embouchure.
Pour finalement tomber sur un grand rectangle très sombre, très beau, contrastant étonnement avec les bayous tout proches …
… un immense stockage de charbon à ciel ouvert, implanté sur la rive gauche du fleuve !
Étrange sensation que d'avoir en peu de temps traverser un continent entier, survoler des régions et des états ou visiter des villes sans pour autant trouver ce que je cherchais…
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Voilà. Si ça vous amuse de m'envoyer ne serait-ce qu'une image prise lors de l'une de vos pérégrinations virtuelles, n'hésitez pas. Le mode opératoire est des plus simples. Il est rappelé ici.
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jeudi 1 septembre 2011
Expédition polaire - Half Moon Island
430e jour - J'ai longtemps hésité avant de me rendre sur Half Moon Island. Entre autres parce qu'il y a déjà beaucoup d'images de cet îlot Antarctique – avec manchots et banquise – qui circulent sur le net.
Ça sent un peu le coup de com de Google : une vingtaine de spots d'observation du bout du monde mise à la disposition du voyageur virtuel. Mais bon, me suis-je dis, je n'aurais qu'à considérer l'exercice comme une escapade touristique – un peu comme une virée à Eurodisney ou Sea World…
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Ça sent un peu le coup de com de Google : une vingtaine de spots d'observation du bout du monde mise à la disposition du voyageur virtuel. Mais bon, me suis-je dis, je n'aurais qu'à considérer l'exercice comme une escapade touristique – un peu comme une virée à Eurodisney ou Sea World…
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