vendredi 10 décembre 2010
Patrimoine en péril - Dieppe
185e jour - C’est un ouvrage d’art, véritablement - le dernier des grands ponts tournant d’Europe en fonction dans sa configuration d’origine. Il fait le lien entre le centre ancien de Dieppe, le port et le quartier populaire du Pollet.
C’est un contemporain de la tour Eiffel. Il fut assemblé en quatre mois seulement et mis en service le 1er janvier 1889. Surnommé tour à tour, Grand Pont, Pont Neuf ou encore Pont qui tourne, il ne fut officiellement baptisé Pont Colbert qu’en 1925.
C’est, si l’on en croit les descriptions que l’on peut trouver sur le net, une imposante structure en fer puddlé et laminé dont la machinerie, chose rare, est hydraulique.
La masse totale d’origine du pont est de 810 tonnes. Elle a augmenté avec la mise en place de trottoirs en encorbellement en 1938.
Le pont Colbert est un fleuron du patrimoine technique et portuaire. Il est cependant en péril car il fait l’objet d’un projet du Syndicat Mixte du Port de Dieppe visant à le remplacer en 2012-2013.
Un comité de sauvegarde du pont Colbert a été créé, vous pouvez, si vous le désirez, signer la pétition qu’il a initié. Le lien vers son site – et sa pétition – est ici : Comité de sauvegarde du pont Colbert.
jeudi 9 décembre 2010
L’art et la bannière - Philadelphie
184e jour - C’est dans South Marshall Street à Philadelphie mais ce pourrait être ailleurs aussi tant on en voit des bannières étoilées sur les façades américaines, ou sur les fenêtres des maisons, ou collées sur les vitres des voitures.
Il faut se méfier des généralisations mais ils sont de toute évidence nombreux les américains à montrer un goût prononcé pour le patriotisme.
mercredi 8 décembre 2010
Allemagne, kilomètre zéro - Hambourg
mardi 7 décembre 2010
Lecture - 1974 de David Peace
182e jour - Lecture…
Oldman but une gorgée d’eau.
– Aux environs de seize heures, hier après-midi, 12 décembre, Clare Kemplay a disparu sur le chemin de son domicile, après avoir quitté l’école élémentaire et maternelle de Morley Grange, à Morley. Clare est sortie de l’école, en compagnie de deux camarades, à quinze heures quarante-cinq. Au carrefour de Rooms Lane et de Victoria Road, Clare a dit au revoir à ses amies et on l’a vue pour la dernière fois, aux environs de seize heures, dans Victoria Road, marchant en direction de chez elle. Depuis, personne n’a revu Clare.
Trois pages plus loin…
La M1, Motorway One, en direction du sud, de Leeds à Ossett.
Poussant la Viva de mon père à cent à l’heure, sous la pluie, Shang-a-lang, des Rollers, faisant dans er la radio.
Une douzaine de kilomètres, psalmodiant le papier comme un mantra :
Une mère a lancé un appel émouvant.
La mère de Clare Kemplay, petite disparue de dix ans, a lancé un appel émouvant.
Mme Sandra Kemplay a lancé un appel émouvant, tandis que l’inquiétude croît.
Appels émouvants, inquiétude qui croît.
Je m’arrêtai devant chez ma mère, dans Wesley Street, Ossett, à dix heures moins dix, me demandant pourquoi les Rollers n’avaient pas chanté The Little Drummer Boy, me disant : fais-le et fais-le comme il faut.
1974 de David Peace, collection Rivages/Noir, Éditions Payot & Rivages
– Aux environs de seize heures, hier après-midi, 12 décembre, Clare Kemplay a disparu sur le chemin de son domicile, après avoir quitté l’école élémentaire et maternelle de Morley Grange, à Morley. Clare est sortie de l’école, en compagnie de deux camarades, à quinze heures quarante-cinq. Au carrefour de Rooms Lane et de Victoria Road, Clare a dit au revoir à ses amies et on l’a vue pour la dernière fois, aux environs de seize heures, dans Victoria Road, marchant en direction de chez elle. Depuis, personne n’a revu Clare.
La M1, Motorway One, en direction du sud, de Leeds à Ossett.
Poussant la Viva de mon père à cent à l’heure, sous la pluie, Shang-a-lang, des Rollers, faisant dans er la radio.
Une douzaine de kilomètres, psalmodiant le papier comme un mantra :
Une mère a lancé un appel émouvant.
La mère de Clare Kemplay, petite disparue de dix ans, a lancé un appel émouvant.
Mme Sandra Kemplay a lancé un appel émouvant, tandis que l’inquiétude croît.
Appels émouvants, inquiétude qui croît.
1974 de David Peace, collection Rivages/Noir, Éditions Payot & Rivages
lundi 6 décembre 2010
Détonnant ! - Mexico City
181e jour - Toujours dans Escuinapa mais plus bas dans la rue – à son extrémité sud-ouest pour être précis. Je m’arrête sur la façade d’une boulangerie-pâtisserie (Panificadora y Pasteleria), scotché que je suis par son enseigne. Celle-ci cingle, à mes yeux de lecteur français – PAN ! PAN ! PAN ! – comme une détonation de western.
Mais qu’en est-il en espagnol ? Les mexicains voient-ils, eux aussi, le jeu typographique ? Celui-ci, du reste, est-il voulu ? Je vais jeter un œil dans un dictionnaire : je découvre que PAN nous est propre – ou du moins que les espagnols/hispaniques, eux, utilisent ¡PUM! pour les coups de feu.
Les autres posts sur Mexico sont ici.
dimanche 5 décembre 2010
Pas encore noël - Mexico City
180e jour - Au départ, j’ai pensé à des sapins de noël – certes un peu conceptuels mais bon.
En fait, il s’agit de présentoirs à pots d’échappement – il y en a plein d’autres dans le
coin ; le secteur semble être un paradis pour qui cherche de la pièce détachée.
C’est dans Escuinapa, dans le sud-ouest de Mexico City.
samedi 4 décembre 2010
Revue de presse du week-end - Paris
179e jour - Un article paru dans Polka, le magazine du photojournalisme.
Merci kiosquiers par Elisa Mignot.
Elisa Mignot, pour son papier, est partie à la rencontre de Pierre Anthony Allard, ancien de chez Harcourt qui a entrepris une galerie de portraits de kiosquiers parisiens.
Le photographe qui se déplace systématiquement avec ses projecteurs raconte : “J’ai voulu amener cette lumière Harcourt dans un endroit antinomique au velours rouge :
la rue !”
Les kiosquiers sont aujourd’hui 341 – on prévoit qu’ils soient 40 de plus d’ici 2015 ; ils étaient 268 en 2005 – mais nombreux sont les observateurs à pronostiquer leur disparition, ou tout au moins la disparition de leur métier tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Pierre Anthony Allard alerte : “Mon travail est un hommage à ce métier en voie de disparition. Dans dix ans, ils ne vendront que des cocas et des porte-clés !”
L’article est illustré d’une photo signée de l'ancien d’Harcourt : un de ces anonymes vendeurs de journaux – celui-ci s’appelle Pascal Clément et tient le kiosque de la place Gambetta dans le 20e arrondissement.
Pour ma part, j’ai choisi pour mon post des photos du kiosque qu’il y a juste à côté de chez moi. Celui-ci étant posé dos à la rue, on ne voit, bien sûr (hélas), pas le kiosquier – j’espère que Pierre Anthony Allard choisira un jour de le photographier car le type qui travaille là, c’est une certitude, mérite la lumière !
Polka (#11) est actuellement en kiosque.
Quant aux autres posts de la revue de presse (Libération, So Foot, Le Mensuel, Zmâla, Rue89...), ils sont ici.
vendredi 3 décembre 2010
Suspensions - Detroit, Mexico City
Est-ce un total hasard si à deux reprises je suis tombé sur un événement a priori aussi peu probable ? Ou bien alors, sans que je ne puisse l’imaginer, pareil accrochage est-il commun ? Y a-t-il partout dans le monde des chaussures ainsi suspendues ?
Autre hypothèse : s’agit-il, pourquoi pas (ce serait après tout possible), d’un travail artistique ? d’une installation ?
Ou bien même : existe-t-il sur Terre une organisation secrète dont la seule intention est de suspendre sur des fils électriques, aux croisements des rues, des paires de baskets liées par leurs lacets ? Et si c’est le cas, l’organisation choisit-elle de suspendre particulièrement sur les trajets des Google Cars ? Et si oui, alors comment connaît-elle les itinéraires des véhicules ?
jeudi 2 décembre 2010
De l’usage de la chaise en plastique à travers le monde
177e jour - archives…
Elles sont partout (pas un pays où je n’ai aperçu ne serait-ce que l’une d’elle).
Ci-dessus, dans l’ordre :
Diamantina (Brésil) / Veracruz (Mexique) / Veracruz (Mexique)
Angoisse (France) / Clermont-Ferrand (France) / Hong Kong (Chine)
Palerme (Italie) / Rotterdam (Pays-Bas) / Derry (Royaume-Uni)
Baltimore (États-Unis) / Detroit (États-Unis) / Hamilton (Canada)
Elles sont partout (pas un pays où je n’ai aperçu ne serait-ce que l’une d’elle).
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Diamantina (Brésil) / Veracruz (Mexique) / Veracruz (Mexique)
Angoisse (France) / Clermont-Ferrand (France) / Hong Kong (Chine)
Palerme (Italie) / Rotterdam (Pays-Bas) / Derry (Royaume-Uni)
Baltimore (États-Unis) / Detroit (États-Unis) / Hamilton (Canada)
mercredi 1 décembre 2010
La liberté éclairant le monde (4) - Saint-Cyr-sur-Mer
176e jour - Wikipédia, page sur Saint-Cyr-sur-Mer (Var), extrait : La commune de Saint-Cyr-sur-Mer est fière de posséder sur sa place Portalis une des quatre répliques exactes de la statue de la Liberté en France, en modèle réduit, dont la signature de Bartholdi sur le socle atteste de son authenticité. Inaugurée à Saint-Cyr en 1913, elle est offerte par Anatole Ducros, un grand propriétaire de Saint-Cyr. Elle mesure 2,50 m soit la longueur de l’index de celle de New York, entièrement en fonte et recouverte d’une fine couche dorée.
Ailleurs, sur le site de l’office du tourisme de la ville en l'occurrence, on apprend que cette statue est entièrement faite de fonte et recouverte d’une fine couche dorée. Et aussi qu’elle a été offerte pour commémorer l’arrivée de l’eau courante dans les maisons.
Sinon, pour information, la réplique de Saint-Cyr-sur-Mer (de même que celle de Colmar), apparaît dans le sublime catalogue de l'exposition “La France de Raymond Depardon” (l’exposition elle, pour rappel, se tient à la BNF et dure jusqu’au 9 janvier.
• Les autres posts de la série “La liberté éclairant le monde”
mardi 30 novembre 2010
We’ve moved - Windsor (2)
175e jour - Il faut croire que je suis attiré par les aplats rouges. Après une ligne vermillon de palissades à Dublin, après un hangar-cube à Lenzburg, voici que je suis fasciné par un panneau rouge le long d’Howard Avenue à Windsor, Canada.
Oui, c’est le panneau que j’ai repéré en premier, de loin (avant de voir le bâtiment également rouge) : une surface uniformément vierge – pas le moindre logo, pas le moindre message publicitaire…
Comme à Dublin, comme à Lenzburg, on pourrait croire à une installation artistique. Mais non. Il s’agit juste d’un magasin qui a déménagé – We’ve moved / Visit us / 3214 Dougall affiché devant le bâtiment.
Comme on m’y invitait, je suis allé jeter un œil au 3214 Dougall Avenue. Je suis tombé sur une zone commerciale sans grand intérêt, et à l'adresse indiquée sur un magasin Part Source spécialisé dans la pièce automobile. Voilà.
Le précédent post sur Windsor, si cela vous tente, est ici.
lundi 29 novembre 2010
En marge - Mister Pegman
174e jour - Aujourd’hui, j’ai découvert
que le petit personnage qui symbolise
la position de l’utilisateur dans Google Maps
a un nom : il s’appelle Pegman – à cause
de sa forme de pince à linge
(le nom vient de l’anglais clothes peg).
que le petit personnage qui symbolise
la position de l’utilisateur dans Google Maps
a un nom : il s’appelle Pegman – à cause
de sa forme de pince à linge
(le nom vient de l’anglais clothes peg).
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