lundi 9 novembre 2015

Chaud-froid - Bowie Texas



1581e jour - Bowie, Texas. Si l’on voyage, c’est sans doute pour cela : tomber un matin, alors qu’il fait déjà près de 45° C, sur un sapin, un bonhomme de neige, peints sur la vitrine d’une quelconque mission…

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vendredi 6 novembre 2015

Enfants flous, chien net - Bowie


1580e jour - À Bowie, Maryland, dans une chambre de maison de retraite, j’ai observé les photos posées ici ou là : des petits-enfants, peut-être même des arrière petits-enfants – portraits officiels, sourires, flou – et un chien – foulard autour du cou, net.
J’ai pris deux images et je suis ressorti. Quasiment sur la pointe des pieds.
Ces deux images, depuis, quand je les regarde, je ne peux m’empêcher de les voir, même si elles n’en respectent pas forcément les codes, comme des vanités : des appels à comprendre que tout va disparaître.

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jeudi 5 novembre 2015

Beau oui comme Bowie





1579e jour - Bowie, Maryland.
Combien sommes-nous, circulant entre Washington et Baltimore, à sortir de l’autoroute, à faire le détour juste pour voir à quoi ressemble une ville qui porte un nom pareil ?

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mercredi 4 novembre 2015

D’un Naples l’autre

1578e jour - Ils vivent à Naples, Maine mais au cœur de l’hiver, ils prennent une quinzaine à Naples, Floride. Vingt-cinq heures de route à l’aller comme au retour. Avec des haltes du côté de Baltimore ou de Florence, Caroline du Sud. Ça les amuse de passer par Florence pour aller de Naples à Naples. Ils aiment, aussi, l’idée, cocasse clin d’œil, de jouer des homonymies quand il s’agit d’envoyer des cartes à leurs amis.

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mardi 3 novembre 2015

Marin d’eau douce - Naples, Maine

1577e jour - J’ai d’abord pensé faire face à une véritable présence humaine, prisonnière d’un enclos de pacotille, d’un semblant de ring. Il m’a fallu une ou deux secondes pour réaliser que je m’étais fait piégé.

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lundi 2 novembre 2015

Envie d’aller voir - Naples, Maine

1576e jour - Au départ, il y a une image partagée sur Facebook par
Elisabeth Kiehl Lamic, collectionneuse de fantômes photographiques :
p h o t o - l é g e n d e
#310 Naples. Maine. John’s hand
Plus que la main suspendue au-dessus des eaux, c’est le nom de la ville qui m’a donné envie d’aller voir : Naples, Maine…





C’est là que la photo a été prise, sur les rives du Sebago Lake. Les lieux n’ont sans doute pas tellement changé. Et peut-être qu’au fil des décennies des dizaines d’images identiques – une main hors de l’eau aussi incongrue qu’un Nessy écossais –, ont été prises. Observant le paysage, je rêve d’un musée imaginaire qui les contiendrait toutes.

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vendredi 30 octobre 2015

Le détail des images - Bitola



1575e jour - Un des premiers textes que je me suis targué d’écrire, alors que j’avais une vingtaine d’années – c’était une nouvelle –, était l’histoire d’un type qui, sur un marché des balkans, tombe par hasard sur une minuscule visionneuse, à peine la taille d’un œilleton, avec une seule image mais dans laquelle il était possible, grâce à une micro molette, de zoomer jusqu’à presque l’infini. La vue de départ était une scène de rue dans une ville occidentale ; le zoom permettait, par exemple, d’aller jusqu’au détail des mots d’un livre tenu par un lecteur posé sur un banc dans le lointain (les premiers mots du livre, mise en abyme, étaient ceux de la nouvelle).
Avec Street View, j’ai parfois l’impression d’être confronté à pareil outil. En tout cas, comme mon découvreur de visionneuse, souvent, je me plait à me perdre dans les paysages que je croise.

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jeudi 29 octobre 2015

Sous la pluie - Bitola



1574e jour - Passer quelques jours ici. À Bitola. Alors que la météo s’annonce médiocre…
Parapluie, imper, appareil photo, carnet. Déambuler dans la ville, jusqu’à l’épuisement. Prendre conscience, très vite, qu’il est facile d’en faire le tour.
Se complaire dans l’exploration d’un espace de rien.
À la façon d’une comptine, faire tourner dans sa tête les mots de la géographie locale : Monastir, Manastir, plaine de Pélagonie, rivière Dragor, colline de Krkadach…
À la tombée du jour, passer dans une épicerie s’acheter à manger – un sandwich, un dessert, une bière –, avant de rentrer à l’hôtel.
Retrouver une chambre aux couleurs pêche, abricot. Allumer la télé par réflexe. Quitter ses chaussures, changer de chaussettes (celles du jour sont trempées).
Se vautrer.
Espérer qu’il y aura du foot, ce soir, à la télé – un match de Champions League.
Se demander quand même, un peu, ce que l’on fout là.

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mercredi 28 octobre 2015

Diskont - Bitola


1573e jour - C’est une épicerie sur l’avenue commerçante de Bitola, sud de la Macédoine. Je l’observe d’abord du trottoir d’en face. Avant de traverser.



De près… Des chiffres alignés, compilés – un mur de prix comme une grille de loto. Je lis au hasard : Ariel 246 ; Merix 475 ; Bambola 99…
Plus haut, une façade décrépie. On pourrait croire le dessin de continents imaginaires perdus au cœur d’océans inconnus.

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mardi 27 octobre 2015

J’aime… - Skopje

1572e jour - J’aime que les routes, semblants d’infinis, aient des fins. Et j’aime aussi quand une voiture est garée là où s’arrête le goudron, face à ce qui est pour elle un inconnu, un peu comme si elle faisait face à l’océan.

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lundi 26 octobre 2015

Premiers pas en Macédoine - Skopje


1571e jour - Aujourd’hui, j’ai fait mes premiers pas en Macédoine. C’était à Skopje.
Au hasard de mes errances, j’ai contemplé des dossiers, des brochures rangés sur les étagères d’un bureau d’architecte.
Plus loin, plus tard, c’est à des voitures garées, en vrac, dans un parking souterrain que je me suis intéressé. Je ne sais pas si c’est parce que je suis fatigué mais tout ça m’a foutu le bourdon. En fait, je me suis dit que j’aurais pu tout aussi bien faire face à pareilles scènes ailleurs, aux États-Unis, en France ou en Australie. Je n’ai pas aimé l’idée.

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vendredi 23 octobre 2015

Univers courbe - Plaisir

1570e jour - Comme sous l’emprise de la relativité générale (où l’espace-temps est une structure élastique qui est déformée par la présence, en son sein, de masse-énergie), j’aime, le temps d’une image que l’univers apparaisse courbe, que les droites pensées par l’homme se cassent ou s’incurvent.

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