mardi 19 avril 2011

Sur les docks - Liverpool


308e jour - Sur les docks de Liverpool (et, sur l’autre rive de la Mersey, sur ceux de Birkenhead), est proposée une petite cinquantaine de “spots” en méga haute définition.



Je me déplace comme dans un rêve : l’image est d’une incroyable netteté.
Ça a quelque chose d’émouvant pour moi – c’est la première fois que je peux observer la moindre pâquerette avec une pareille résolution.



Une après-midi entière, je me promène. Jusqu’à ce que le jour décline.
Les températures fraîchissent.
J’observe le clapotis de l’eau, longuement.
Je frissonne. Je suis heureux.

lundi 18 avril 2011

La même histoire (une autre histoire) - Liverpool




307e jour - À chaque fois, c’est le même scénario qui se reproduit. Je débarque en me disant : Allez, je fais un tour rapide, juste le temps de prendre deux ou trois images et hop je repars.




Mais je tombe sur Croxteth et immédiatement j’ai envie d’explorer – une rue, puis une autre…
Pour voir, je m’adonne également à de menus sondages dans les parages : le long de la Mersey, sur la côte face à la mer d’Irlande ou alors sur les docks…




Et je me découvre enthousiaste, avide. Je me dis que je n’ai pas le choix, qu’il faut que je reste un peu.
Et voilà. Je m’installe à Liverpool.

dimanche 17 avril 2011

75, Stonebridge Lane - Croxteth


306e jour - C’est une déformation professionnelle : à chaque fois que je tombe sur une adresse, dans un livre, dans un article, j’ai envie d’aller voir.
Ici, l’adresse est le 75, Stonebridge Lane à Croxteth, banlieue de Liverpool et je l’ai trouvée dans un article de So Foot sur Wayne Rooney :
C’est là […] que Wayne père et Jeanette Rooney ont élu pavillon puis élevé leurs trois enfants, après avoir célébré leur mariage au pub en mars 1987.

20 000 habitants, des magasins de spiritueux, des maisons de brique, deux églises et un centre de désintox. Sans être un coupe-gorge ni un ghetto, Croxteth fait partie de ces quartiers que l’on peut décemment qualifier de déshérités.

L’article, passionnant, est signé Simon Capelli-Welter et Marc Hervez et est à lire dans le numéro 85 de So Foot actuellement en kiosque.

samedi 16 avril 2011

Un homme net - New York


305e jour - 7th Avenue à New York.
Question : est-ce parce que c’est le Dalaï-Lama qui est représenté sur la photo que le visage – contrairement à l’essentiel des autres, sur les placards publicitaires dans Street View – n’est pas flouté ?

vendredi 15 avril 2011

Un garage sans nom - New York


304e jour - C’est au pied du Williamsburg Bridge (voir post d’hier), côté Brooklyn, dans Wythe Avenue pour être précis.
Un garage sans véritable devanture – sans nom. Et qui éveille, chez moi, des envies cinéphiliques : je le verrais bien comme cadre pour un film ou une série télévisée façon Sopranos.



jeudi 14 avril 2011

Will-B - New York


303e jour - C’est une passerelle dressée entre Manhattan et Brooklyn – et entre deux quartiers plutôt opposés : le huppé East Side (côté Manhattan) et et le bohème Williamsburg (côté Brooklyn).
2227 mètres de poutrelles suspendues au-dessus de l’East River : le Williamsburg Bridge.



Les New Yorkais le surnomment Will-B. Et ça me fait penser à Que Sera Sera, la chanson, parce qu’au cœur du refrain il y a ces mots : Whatever will be will be...

From Williamsburg Bridge, Edward Hopper


Et puis aussi, parce que j’ai découvert ça, enquêtant : Edward Hopper, dans une autre époque (en 1928), a peint From Williamsburg Bridge dans lequel je devine un peu du paysage que j’ai aperçu moi aussi…

Ci-dessous, des photographies faites à partir du pont.

mercredi 13 avril 2011

Lecture - Journal de Brian Eno

302e jour - New York.
Lecture du Journal de Brian Eno…



Marché longuement ce matin – descendu la 7e Avenue jusqu’à la 42e Rue. L’air était si nostalgique – frais mais clair, remontant Manhattan et venu tout droit de l’Atlantique, après avoir traversé la mer des Sargasses, chargé de toutes ces traces résiduelles de vague odeur de poisson, de muffins à la cannelle, d'urine de métro, de parfums de femmes, de bacon, de café, d'encre d'imprimerie.

Journal, Une année aux appendices gonflés, Brian Eno, Le Serpent à Plumes.

mardi 12 avril 2011

La rue des Mirages - Ouges



301e jour - La rue des Mirages, à peine un petit kilomètre de long, est faite de deux courbes inversées si bien que du ciel, elle épouse le dessin d’un S presque parfait. En son centre, le S est coupé par une droite – le canal de Bourgogne – qui ne fait qu’accentuer la force géométrique des lieux.
C’est à la sortie du village de Ouges que l’on se trouve. Juste à côté de l’aéroport militaire de Dijon-Longvic.



La rue des Mirages n’a rien, à proprement parler, d’une rue : c’est plutôt une petite route de campagne à l’accotement pas toujours stabilisé, qui monte suivie de murets sur son premier tiers (près du village) puis qui descend, une fois l’écluse passée, bordée par fermes, jardins et champs.



S’il fallait élire un paysage typique de la campagne française, la rue des Mirages avec son écluse fleurie pourrait sans nul doute concourir.



Reste une question - il faudrait écrire à la mairie pour savoir : le nom de la rue des Mirages est-il dicté par de récurrentes illusions d’optique, est-il le fruit d’une poussée poétique ou bien est-il lié – hypothèse la plus probable – à la proximité de l’aéroport militaire...

lundi 11 avril 2011

Procession - Taïwan


300e jour - C’est dans l’extrême sud de Taïwan, à hauteur du Cap Eluandi, là où la mer de Chine Méridionale et l’Océan Pacifique se rejoignent.
La plage ne paye pas de mine. Il n’y a pas grand monde.
Et ils sont cinq, file indienne, masques et tubas, à prendre la direction de l’eau…



Les autres post taïwanais :
• à Taïpei
• à Hengchun

dimanche 10 avril 2011

Une heure à perdre - Brno

299e jour - Brno, République Tchèque.
Ce pourrait être une pause entre deux trains : une heure à perdre à arpenter une ville sans grand intérêt et qui serait en cela, évidemment, intéressante.